Les prix du brut ont grimpé jusqu'à 142,93 dollars le baril à New York vendredi soir et 142,46 à Londres, les investisseurs délaissant les marchés d'actions pour se ruer sur l'or noir. La flambée atteint désormais un doublement en un an. Cliquez ici
Les cours du pétrole brut ont poursuivi leur envolée vendredi, dépassant pour la première fois la barre des 141 dollars le baril puis celle des 142 dollars, à Londres comme à New York, après avoir déjà franchi la veille la barre psychologique des 140 dollars. Cette nouvelle flambée a entraîné à nouveau les marchés boursiers européens, dont le CAC 40, à la baisse dès vendredi matin, après une ouverture pourtant calme.
Les prix du pétrole ont grimpé jusqu'à 142,93 dollars à New York et 142,46 à Londres peu avant 20 heures (heure de Paris), les investisseurs délaissant les marchés d'actions pour se ruer sur l'or noir. L'affaissement de la devise américaine, passée jeudi de 1,55 à plus de 1,57 dollar pour un euro, augmente encore la séduction du pétrole aux yeux des spéculateurs : lorsque le billet vert baisse, ils tendent à acheter des matières premières vendues en dollar pour se prémunir contre l'inflation.
Ils ont ainsi tous deux enfoncé leurs records de jeudi, où le baril de brut était monté jusqu'à 140,39 dollars à New York et 140,38 à Londres. Les cours du brut avaient ce jour-là dépassé pour la première fois la barre des 140 dollars, poursuivant une ascension vertigineuse qui les a vu plus que doubler en un an.
Jeudi, le président de l'Opep a réalimenté la spéculation en affirmant que les cours pourraient atteindre 150, voire 170 dollars cet été. Quant au président du géant énergétique russe Gazprom Alexeï Miller, il a prédit à nouveau une hausse drastique, comme il l'a déjà fait récemment, prévoyant un prix à 250 dollars le baril.
Sur le plan des fondamentaux, l'offre a encore pris un coup à la suite de la menace de la Libye de réduire sa production, alors que le niveau des approvisionnements est jugé critique, en raison de nombreuses perturbations sur les infrastructures pétrolières. Troisième pays producteur africain d'or noir -derrière l'Angola et le Nigeria- la Libye produit en moyenne entre 1,7 et 1,85 million de barils de pétrole par jour. (source AFP) |