Après cinq saisons à Paris, Pauleta s’en est allé. S’il va bientôt décider de la suite de sa carrière, il n’oublie pas que le club parisien lui a promis un rôle d’ambassadeur.
EMOTION au camp des Loges. Pedro Pauleta (35 ans), en vacances en famille à Paris, est passé hier matin saluer ses anciens coéquipiers. En entendant l’ovation que lui a réservée la centaine de supporteurs présents, l’ancien attaquant vedette n’a pu masquer un rictus de fierté. « Ça fait plaisir de revenir ici, de voir les fans et les gens du club qui ont travaillé avec moi pendant cinq ans. J’ai beaucoup d’amis ici », confie-t-il d’une voix presque inaudible.
Il a suivi avec attention les deux premiers matchs de son ancienne équipe, retransmis à la télévision portugaise. « Le PSG a eu des débuts difficiles contre deux équipes difficiles, c’est très bien d’avoir gagné au Parc pour les supporteurs et la confiance, j’espère qu’ils vont faire une grande saison. Le club a bien recruté. Des joueurs de qualité, des internationaux, c’est ce qu’il faut à Paris. S’il y en avait deux ou trois de plus, ce serait bien. » C’est avec un pincement au coeur qu’il a vu cette nouvelle saison redémarrer sans lui. « C’est un peu dur, mais la vie est comme ça. Tout a une fin. »
« Des fourmis dans les jambes »
Sur son avenir, l’Aigle des Açores est resté très discret. « Actuellement, il s’occupe de ses enfants et il est très heureux. Mais c’est vrai qu’il commence à avoir des fourmis dans les jambes », confie l’un de ses proches. Officiellement, il n’a pas mis un terme à sa carrière. « J’ai eu des contacts, mais jusqu’à aujourd’hui rien ne m’a intéressé, précise-t-il. A la fin du mois, je déciderai ce que je vais faire. »
Des clubs du Qatar et des Emirats arabes unis le courtisent toujours et il va étudier de près une offre récente émanant d’un club européen. En fait, Pauleta ne s’est pas résolu à raccrocher. Il est aussi tiraillé par la volonté de consacrer plus de temps à sa famille. En attendant d’y voir plus clair, il espère profiter de son périple parisien pour évoquer avec les nouveaux dirigeants ce statut d’ambassadeur qui lui est promis.
« Quand j’ai prolongé il y a deux ans, j’ai signé un contrat avec M. Cayzac pour devenir ambassadeur du club à la fin. J’espère qu’on va en discuter d’ici à la fin du mois, mais je n’ai aucun rendez-vous pour le moment. » Quelle sera la teneur de cette fonction d’ambassadeur dont le dernier exemple, Rai, n’a pas été concluant ? L’intéressé ne devrait pas tarder à le savoir.
Le Parisien
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