Le gouverneur de la Banque centrale des E.A.U. a exhorté les entreprises émiriennes à user de prudence et à tenir compte de la baisse des revenus tout en planifiant l’avenir en fonction des perspectives d’une croissance économique mondiale peu encourageante. Nasser Al Suwaidi s’adressait à la réunion du Conseil économique de Dubaï, qui s’est tenue dimanche. Expliquant l’écart entre les prêts et les dépôts stables, Suwaidi a dit que la décision de la Banque centrale de maintenir la parité fixe de la monnaie émirienne avec le dollar américain coïncidait avec la crise du crédit aux États-Unis et dans le reste du monde. Il a ajouté que la crise avait incité les investisseurs étrangers à retirer leurs « capitaux fébriles » et leurs dépôts des banques locales et à les transférer ailleurs à l’étranger, créant un manque soudain de liquidités dans les banques. « Cela a conduit à un écart de 110 milliards de dirhams entre les prêts et les dépôts stables », a-t-il dit, ajoutant toutefois : « L’écart peut être comblé en collaboration avec le ministère des Finances de sorte que les banques locales puissent recevoir à nouveau les dépôts provenant des marchés mondiaux. » « Représentant 6,9 pour cent du PIB du pays, les mesures de stimulation prises par les E.A.U. s’élèvent relativement à l’un des montants les plus importants du monde. » Étaient présents à la réunion le Président du CED Juma Al Majed, le Directeur général du ministère de l’Économie Mohammed Abdul Aziz Al Shehhi et le Directeur général du Département des Finances de Dubaï Nasser Hassan Al Shaikh. Al Shehhi a déclaré : « Les répercussions de la crise financière mondiale sur l’économie émirienne ne peuvent s’estimer de manière précise ; elles sont le plus visibles sur les marchés boursiers du pays, le secteur de la construction et du bâtiment ainsi qu’au niveau du déclin des flux entrants d’investissements étrangers ». Par ailleurs, Sultan bin Saeed Al Mansouri, ministre de l’Économie, a dit que l’économie de Dubaï était saine et capable de surmonter la crise financière mondiale. « Il n’y a aucune différence entre Dubaï et les E.A.U. Je suis très optimiste en ce qui concerne l’économie de Dubaï et des E.A.U. Par rapport aux autres pays, c’est l’économie des Émirats qui est la moins touchée par la crise. « Nous sommes beaucoup mieux lotis que ces pays et la situation à Dubaï et dans les E.A.U. reste bonne, » a-t-il dit.
Emirates News Agency, WAM
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