Le Koweït va abandonner le projet de créer une nouvelle raffinerie de pétrole pour 15 milliards de dollars, un bureau d'études indépendant ayant conclu à la non-faisabilité du projet, a annoncé le Premier ministre dans des déclarations publiées dimanche.
"Le gouvernement respecte le rapport du Bureau d'Audit et le Conseil des ministres va officiellement abandonner le projet au cours de sa prochaine réunion" lundi, a déclaré cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, cité par le quotidien Al-Watan.
En mai, le Koweït avait attribué des contrats pour la construction de la raffinerie d'une capacité de 630.000 barils/jour à quatre sociétés sud-coréennes et à une société japonaise, avec lesquelles il a ensuite signé des lettres d'intentions.
Les contrats ont suscité une controverse entre le gouvernement et des députés de l'opposition, ces derniers estimant que le processus d'attribution des contrats manquait de transparence.
Ils avaient réclamé que l'ensemble du processus soit examiné par le Haut comité des appels d'offres, un organisme d'Etat autonome chargé de passer en revue les gros contrats publics, avertissant qu'ils exigeraient d'interroger le ministre du Pétrole au Parlement si les contrats venaient à être finalisés.
Cédant aux pressions politiques, le gouvernement a soumis le projet au Bureau d'Audit.
Bien que ce bureau n'a pas publié son rapport, des médias locaux et des députés ont affirmé qu'il avait conclu que le projet n'était pas faisable techniquement ni économiquement et qu'il devrait être soumis au Haut comité des appels d'offres.
En décembre, le Koweït avait, sous la pression des députés, annulé un méga-contrat de partenariat de 7,5 milliards de dollars avec la firme américaine Dow Chemical, invoquant son coût élevé.
AFP et Romandie
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