Les négociations sur l'éventuel achat par les Emirats arabes unis de l'avion de combat français Rafale "se poursuivent", a indiqué lundi le ministre émirati des Affaires étrangères, cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahyane. "Les négociations se poursuivent" et "il faut encore du temps" pour les conclure, a déclaré à l'AFP cheikh Abdallah peu avant l'arrivée du président français Nicolas Sarkozy à Abou Dhabi où il devrait évoquer ce dossier. Samedi, un porte-parole du constructeur du Rafale, Dassault Aviation, avait dit à l'AFP que la "finalisation d'un éventuel contrat ne devrait pas intervenir dans les prochains jours". Les autorités des Emirats avaient fait savoir en juin 2008 qu'elles envisageaient "sérieusement" de remplacer leurs 60 Mirage 2000 par le Rafale, une perspective qui permet de relancer la carrière de l'avion dernier cri de Dassault, jamais encore vendu à l'exportation. Mais Abou Dhabi avait ensuite soulevé, entre autres, la question de la reprise de ses Mirage 2000 avant la conclusion d'un contrat pour l'achat du Rafale, selon des informations de presse. Interrogé sur l'état d'avancement des discussions sur cette question, cheikh Abdallah a indiqué laconiquement qu'outre les gouvernements des deux pays, les négociations "impliquaient aussi le secteur privé", en référence à Dassault. Côté français, la prudence est de rigueur: le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, interrogé à Abou Dhabi en marge d'une conférence sur la sécurité maritime, a indiqué lundi qu'il n'était pas en charge du dossier. A l'Elysée, on confiait récemment: "ça avance". La France, qui entretient des relations étroites avec les Emirats, inaugure mardi sa première base militaire au Moyen-Orient, en présence du président Sarkozy, une initiative qui témoigne d'"un partenariat d'exception" entre les deux pays selon le chef de la diplomatie française.
AFP et Lesechos.fr
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