Un fils du roi de Bahreïn, qui s'était brouillé avec Michael Jackson après lui avoir offert son hospitalité un an durant, s'est néanmoins déclaré attristé samedi par la disparition de l'artiste.
Cheikh Abdulla bin Hamad Isa Al Khalifa, lui-même compositeur à ses heures, s'était lié d'amitié avec Michael Jackson à la suite du procès pour pédophilie intenté en 2005 au chanteur. Il l'avait ainsi invité à séjourner à Bahreïn dans les meilleures conditions matérielles possibles.
Mais après que la pop star eut quitté cet Etat royaume du Golfe en 2006, le même cheikh l'avait accusée de n'avoir pas honoré un contrat prévoyant la production de plusieurs disques et lui avait réclamé sept millions de dollars.
Michael Jackson avait démenti la conclusion d'un tel accord, assurant que l'argent qui lui avait été versé était un don. Les deux parties avaient fini par trouver en novembre dernier un règlement amiable dont les termes n'ont jamais été révélés.
Dans un communiqué reproduit par le "Gulf Daily News" et confirmé par son porte-parole, le cheikh Al-Khalifa estime que "le monde a perdu un géant de la musique". "Nous sommes tous attristés" par son décès, ajoute-t-il sobrement.
Michael Jackson s'était montré très discret durant ce séjour bahreini, qui lui avait permis d'échapper quelque temps au harcèlement de ses fans et de la presse. Le "roi de la pop" ne s'y était pas produit une seule fois, préférant rester à l'écart du monde dans l'une des propriétés de son ami le fils du roi. AP
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