La Chine n'a toujours pas décidé d'imposer des taxes anti-dumping aux produits pétrochimiques saoudiens, a assuré dimanche un diplomate chinois à Ryad, au lendemain d'un appel des exportateurs saoudiens à l'imposition de taxes aux importations en provenance de Chine.
"La décision est préliminaire" et aucun tarif douanier n'a été prélevé sur les exportations saoudiennes de méthanol et de butanediol (BDO), a déclaré à l'AFP Yuan Yuan, porte-parole de l'ambassade de Chine à Ryad.
"Nous prenons très sérieusement les inquiétudes des Saoudiens", a-t-il dit, ajoutant que les ministères du Commerce dans les deux pays discutaient de la question "au plus haut niveau".
Les industriels saoudiens de la pétrochimie ont averti samedi qu'ils cherchaient à obtenir la taxation des importations en provenance de Chine après que ce pays a lancé une étude de dumping sur les produits pétrochimiques d'Arabie saoudite, de Malaisie, d'Indonésie et de Nouvelle Zélande.
Le président de la Chambre saoudienne de commerce, Abdelrahman al-Zamil, a estimé que la Chine n'avait pas de raisons pour poursuivre son étude de dumping sur les importations de méthanol et de BDO, lancée en juin.
"Nous ne subventionnons pas nos exportateurs" de produits pétrochimiques, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, avertissant que sa Chambre s'opposerait à un accord de libre-échange entre le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et la Chine si Pékin appliquait des taxes anti-dumping.
Pour le diplomate chinois, "l'étude anti-dumping est très complexe et prendra beaucoup de temps". "Nous prendrons en considération le point de vue saoudien", a-t-il ajouté.
En 2008, les échanges commerciaux sino-saoudiens se sont élevés à 41,8 milliards de dollars, selon des statistiques chinoises.
Le méthanol et le BDO représentent 10 à 15% des deux milliards de dollars des exportations non-pétrolières de l'Arabie saoudite vers la Chine, formées en grande partie des produits pétrochimiques.
AFP romandie.com
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