Une forte hausse de la demande intérieure a fait augmenter les importations émiriennes de près de 45 pour cent. Elles ont atteint, en 2008, un montant record de 585 milliards de dirhams, faisant du pays la destination commerciale la plus importante du monde arabe, d’après les chiffres officiels publiés hier. La Chine et l’Inde se sont révélées être les premiers exportateurs vers les E.A.U., celles-ci représentant plus d’un cinquième des importations totales du pays, et ayant évincé le Japon de sa position de principal partenaire commercial des Émirats, position qu’il détenait de longue date. Les chiffres du ministère de l’Économie montrent que les exportations non pétrolières ont également augmenté d’environ 66 pour cent l’année dernière, alors que les réexportations, principalement à partir de Dubaï, ont fait un bond d’environ 26 pour cent, ce qui a permis à cette dernière de maintenir son statut de centre de transbordement de la région. Selon les spécialistes, la hausse des importations émiriennes provient de la forte augmentation de la demande intérieure, laquelle a été poussée par l’essor économique et les prix pétroliers élevés. « Un autre facteur important est la forte augmentation des prix, la baisse accusé par le dollar l’année dernière ayant rendu plus chères les importations en provenance de la plupart des autres pays », a observé un économiste basé à Abu Dhabi. « On remarquera une hausse marquée des importations, principalement en provenance de l’Europe. » La ventilation des chiffres montre que les pays asiatiques non arabes figurent parmi les premiers exportateurs vers les E.A.U., ceux-ci détenant une part de 4' pour cent du marché d’importation du pays. Les exportations en provenance de ces pays s’élevaient à environ 265,' milliards de dirhams en 2008. La Chine et l’Inde se sont révélées être les principaux fournisseurs car leurs produits bon marché et le taux relativement bas de leur monnaie leur ont conféré un avantage concurrentiel par rapport aux importations provenant d’autres pays. Leurs exportations vers les E.A.U. ont atteint un niveau record d’environ 63,' et 61,9 milliards de dirhams respectivement. Les chiffres indiquent que les exportations combinées de ces deux pays vers les E.A.U. représentaient près de 22 pour cent des importations du pays, éclipsant presque totalement le Japon, les États-Unis et d’autres pays occidentaux qui étaient depuis longtemps les principaux partenaires des E.A.U. Le Japon a reculé à la quatrième place de la liste des exportateurs vers les E.A.U., la valeur de ses exportations s’élevant, selon le rapport, à environ 42,6 milliards de dirhams. Il s’est fait dépasser, en 2008, par les États-Unis, dont les exportations vers les E.A.U. ont atteint 44,9 milliards de dirhams. L’Allemagne est arrivée au cinquième rang des plus gros exportateurs vers les E.A.U., avec une valeur d’exportation de 3',09 milliards de dirhams, suivie de la Grande-Bretagne, avec 28 milliards de dirhams. D’un niveau négligeable il y a dix ans, la Turquie est passée en sixième position, ses exportations atteignant 2',4 milliards de dirhams. Parmi les autres exportateurs importants figurent la Corée du Sud, la Malaisie, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, la France, la Suède, la Suisse, la Belgique, l’Autriche, Hong Kong et la Russie. À un niveau régional, le rapport montre que l’Europe était la deuxième région exportatrice vers les E.A.U. après l’Asie non arabe, avec une valeur d’exportation d’environ 1'1 milliards de dirhams. Elle était suivie des pays du continent américain, avec environ 5' milliards de dirhams. Les exportations non pétrolières des E.A.U. ont accusé une hausse d’environ 66 pour cent, en 2008, pour atteindre 60,3 milliards de dirhams, contre 36,2 milliards en 200', et les réexportations ont augmenté d’environ 26 pour cent, passant de 128,3 à 162,8 milliards de dirhams.
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