Le président américain Barack Obama recevra lundi l'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, et consacrera "une part énorme" de son temps à la recherche de la paix au Proche-Orient, a indiqué la Maison Blanche vendredi.
"Les Etats-Unis et le Koweït jouissent de relations et d'une coopération fortes", a dit le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, devant la presse.
Les deux hommes s'entretiendront des moyens de les renforcer encore. Ils discuteront aussi des efforts de résolution du conflit israélo-palestinien et de l'initiative de paix arabe, a dit M. Gibbs.
Le Koweït est engagé dans ces efforts et avait accueilli en janvier un sommet de la Ligue arabe.
Le président américain recevra l'émir koweïtien une dizaine de jours après avoir accueilli le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki. Celui-ci avait demandé le soutien de M. Obama pour aider l'Irak à se libérer de sanctions internationales imposées sous Saddam Hussein à cause de l'invasion du Koweït en 1990. M. Obama avait réaffirmé le soutien américain aux efforts irakiens, bien que le Koweït s'y oppose.
M. Gibbs a rappelé que M. Obama avait rencontré une série de dirigeants de la région pour "qu'on revienne le plus vite possible à la table de négociations et qu'on recherche une paix à long terme au Proche-Orient".
M. Obama consacrera une "part énorme de son temps personnel dans l'espoir de voir une percée sur le front de la paix", a dit M. Gibbs au moment où les efforts de résolution du conflit israélo-palestinien paraissent dans l'impasse.
Selon une source à la présidence égyptienne, M. Obama doit recevoir mi-août son homologue égyptien Hosni Moubarak. Celui-ci avait annulé une visite prévue à Washington en mai à cause de la mort de son petit-fils.
M. Obama a aussi dépêché au cours des derniers jours plusieurs hauts responsables dans la région, son secrétaire à la Défense Robert Gates, l'émissaire pour le Proche-Orient George Mitchell et le conseiller à la sécurité nationale, le général James Jones.
M. Obama devrait se faire rendre compte prochainement par M. Mitchell de sa mission, a dit M. Gibbs, tout en assurant que des progrès étaient accomplis.
La relance de l'entreprise de paix se heurte au refus d'Israël de geler la colonisation en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-est. L'administration Obama réclame un tel gel, et les relations entre les Etats-Unis et Israël connaissent un refroidissement comme elles n'en ont pas connu depuis longtemps. Mais le gouvernement américain pousse en même temps les pays arabes à prendre des mesures censées inspirer confiance à Israël.
M. Gibbs a confirmé récemment que M. Obama avait accompagné l'envoi de responsables dans la région de lettres en ce sens adressées à plusieurs dirigeants arabes.
www.lemonde.fr et AFP
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