Le gouvernement fédéral a accepté les trois conventions internationales sur la sécurité nucléaire, afin de préparer le lancement officiel du programme d’énergie nucléaire du pays, prévu ce mois-ci. Les représentants du gouvernement à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont signalé leur « accession », ce qui signifie que les E.A.U. accepteraient les normes de l’AIEA sur la sécurité pour les centrales nucléaires, le carburant radioactif et les déchets, d’après WAM, l’agence d’information de l’État. L’avis donné à l’AIEA, organisme international de surveillance sur l’énergie nucléaire, est l’une des dernières formalités avant l’acceptation prévue du programme nucléaire. Cette annonce devrait être faite le 16 septembre, le jour où les officiels accorderaient un contrat à l’un des trois consortiums de sociétés étrangères afin de construire et d’exploiter les réacteurs du pays. Les réacteurs sont considérés comme étant la réponse à un manque d’électricité imminent au cours des deux prochaines décennies, alors que la consommation continue à croître rapidement et que le gaz naturel commence à s’épuiser. Hamad al Kaabi, représentant de l’AIEA au gouvernement, a déclaré que l’acceptation par les E.A.U. des conventions, ce vendredi, était le point culminant d’efforts visant à présenter le pays comme un prétendant pacifique et transparent à l’accession au club nucléaire. « Cette étape majeure pour les E.A.U. représente le respect de tous les engagements pris par les E.A.U. concernant leur accession à divers instruments internationaux lors de leur évaluation du programme d’énergie nucléaire pacifique, » a-t-il expliqué. Les E.A.U. ont dit qu’ils participeraient à la convention sur la sécurité nucléaire, ensemble de normes sur l’emplacement des réacteurs, leur construction et leur exploitation. Cette convention conjointe, qui porte sur la protection et sur la sécurité du stockage des déchets nucléaires, définit les règlements concernant la défense des centrales et du combustible nucléaires contre les menaces. Les E.A.U. ont annoncé pour la première fois l’an dernier leur intention de poursuivre un programme d’énergie nucléaire et se sont engagés à travailler avec des partenaires étrangers et avec l’AIEA pour établir des normes de modèle de sécurité. Le gouvernement, qui a dit qu’il n’enrichirait pas l’uranium, procédé susceptible d’être utilisé pour produire des armes nucléaires, a ajouté qu’il importerait l’uranium nécessaire aux centrales et exporterait ses déchets. Trois consortiums sont en lice pour un contrat estimé à 40 milliards de dollars (150 milliards de dirhams) afin de construire et d’exploiter le parc de réacteurs. Les concurrents sont, notamment, un groupe de sociétés sud-coréennes dirigées par Korea Electric Power Corporation, un groupe de sociétés françaises comprenant Areva, GDF Suez, Total et Électricité de France, ainsi qu’un groupe de sociétés des États-Unis et du japon qui, selon les dires, comprendrait General Electric et Hitachi. Les E.A.U. ont signé des accords de coopération nucléaire avec ces quatre pays, ce qui permet le transfert de la technologie nucléaire à des fins civiles.
The National
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