Les E.A.U. ont diversifié leur portefeuille d’investissement, ces dernières années, en plaçant des milliards de dirhams dans divers actifs britanniques. Ces investissements portent sur un grand éventail de secteurs, des clubs de football de première division (dont, récemment, le célèbre achat de Manchester City par Abu Dhabi United Group, en 2008) à des biens immobiliers londoniens prestigieux, de bateaux historiques à des hôtels économiques. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont toujours été très forts. Les échanges commerciaux bilatéraux des six premiers mois de 2008 ont atteint le chiffre phénoménal de 2,52 milliards de livres sterling (15,68 milliards de dirhams). Sur ce chiffre, les exportations britanniques vers les E.A.U., de janvier à juillet 2008, se sont montées à 1,87 milliard de livres sterling. Les importations britanniques en provenance des E.A.U. se sont montées à 646 millions de livres sterling. Bien que les E.A.U. soient inondés de pétrodollars, Dubaï, en particulier, génère peu de revenus du pétrole et a fait des efforts concertés pour trouver d’autres sources de richesses hors de ses frontières. « Le Royaume-Uni représente l’environnement d’investissement le plus libre en Europe. Dubaï et les E.A.U. représentant l’environnement d’investissement le plus libre au Moyen-Orient, cela crée des synergies. La relation historique entre les E.A.U. et le Royaume-Uni est très forte et n’a probablement jamais été aussi forte, » explique Mark Beer, président du British Business Group à Dubaï. L’immobilier ayant toujours été la prunelle des yeux de Dubaï, les investissements immobiliers au Royaume-Uni se montent à plusieurs milliards de dirhams. International Hotel Investments (IHI) a acheté The Metropole, hôtel et ancien bâtiment de l’État, ainsi que, à côté, le 10 Whitehall Place, pour 130 millions, en 2005. Les bâtiments seront réaménagés pour en faire un hôtel cinq étoiles. Dubai International Capital (DIC), contrôlé par Son Altesse Cheikh Mohammad Bin Rashid Al Maktoum, a acheté la chaîne d’hôtels économiques Travelodge avec un contrat de 675 millions de livres sterling, en 2006. DIC a dit qu’il investirait dans la chaîne pour en faire le principal exploitant d’hôtels économiques pour les JO 2012. En outre, Borse Dubai a acheté une part de 28 % dans la prestigieuse Bourse de Londres (London Stock Exchange) dans le cadre d’une série d’accords entre le Nasdaq et Borse Dubai. Par ailleurs, les E.A.U. ont dépensé d’énormes sommes en immobilier naval, sous la forme de bateaux historiques : le QE2 et P&O. Istithmar a acheté le QE2 pour 100 millions de dollars US (367 millions de dirhams) en 2007 pour lui donner une nouvelle vie comme hôtel de luxe à Palm Jumeirah. « En investissant dans des marchés comme le Royaume-Uni, les E.A.U. diversifient leur portefeuille ici. D’un point de vue historique, il y a moins de volatilité, parce que le marché britannique n’est généralement pas volatile sur le plan des investissements, » selon Mark Beer. Les E.A.U. font partie des dix marchés à la croissance la plus forte pour le gouvernement du Royaume-Uni et représentent le plus gros marché du Moyen-Orient pour le Royaume-Uni. Les E.A.U. fournissent un tiers des exportations totales du CCG vers le Royaume-Uni. Dubaï en représente la part du lion, à 66 %. Ceci n’inclut pas les exportations autres que marchandises, telles que les services et le tourisme.
Gulf News
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