Heuliez a fait l'objet d'une reprise par le cabinet Bernard Krief Consulting et ses partenaires émiratis en juillet. Ce n'est qu'aujourd'hui que l'équipementier touche les premiers versements des actionnaires.
L’équipementier et constructeur automobile Heuliez attendait cela depuis sa reprise par le groupe Bernard Krief Consulting (BKC) en juillet dernier. L’un de ses nouveaux partenaires émiratis, la compagnie aérienne Midex Airlines a versé 6,6 millions d’euros pour entrer dans le capital d’Heuliez. « Une bouffée d’oxygène », pour Gilles Bineau, représentant du syndicat CFDT. Deux autres apports doivent intervenir par la suite pour un montant total de 16 millions d’euros.
Cette annonce est le premier pas dans la constitution du pacte d’actionnaires chargé de la reprise d’Heuliez. Ce dernier est composé de BKC et ses partenaires émiratis, du constructeur chinois Chery, du Fonds stratégique d’investissement et de la région Poitou-Charentes. Au total, la reprise devrait atteindre 50 à 80 millions d’euros.
« Redonner confiance aux clients »
D’un point de vue industriel, la CFDT a expliqué que le groupe était de nouveau en discussion avec d’anciens clients comme les constructeurs Renault et Peugeot. « On n’est pas encore tiré d’affaire mais on veut y croire », assure Gilles Bineau.
Des négociations confirmées par le président d’Heuliez New World, Emilio Gallucio, dans une interview à la Nouvelle République. « Il faut remettre les clients au centre, leur redonner confiance. Les contacts sont renoués, même avec Peugeot avec qui les relations ont été tendus », a-t-il assuré. Heuliez compte sur le développement du véhicule électrique Friendly pour sortir de la crise qu’il traverse. Selon Emilio Gallucio, le lancement de ce modèle est prévu avant l’été 2010, avec une consécration au Mondial de l’auto de Paris.
Plus globalement, la stratégie du groupe se base essentiellement sur le marché français à l’heure actuelle, avec quelques cibles sur les marchés italien et allemand. « Le plus important, c’est qu’on retrouve une activité pour pouvoir réembaucher ceux qu’on a laissés sur la touche », a précisé le président. Lors de l’annonce de la reprise d’Heuliez, BKC s’était engagé à préserver 620 emplois sur 1 000. Parmi les 380 licenciements, 206 ont fait l’objet de départs volontaires ou forcés, selon la CFDT.
par Barbara Leblanc www.usinenouvelle.com
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