L'Irak et le Koweït sont engagés dans des "négociations techniques" en vue d'un accord sur la production des champs pétrolifères situés à leur frontière commune, au centre de conflits par le passé, a annoncé un responsable pétrolier koweïtien.
"Des consultations sont en cours pour déterminer le meilleur mécanisme pour garantir équitablement les droits de chacune des deux parties et servir leurs intérêts", a déclaré un haut responsable du ministère du Pétrole, Ali Ben Sabt.
"Nous examinons actuellement un nombre d'accords internationaux pertinents afin de parvenir au meilleur accord" possible, a ajouté M. Sabt dans des déclarations publiées par l'agence officielle Kuna et reproduites mercredi dans la presse locale.
Il n'a cependant pas donné de détails sur le déroulement des négociations, ni à quel niveau elles ont lieu. Bagdad avait récemment annoncé une réunion, avant fin novembre d'une commission technique conjointe, sans plus de précision.
Des champs pétrolifères sont situés à la frontière commune entre les deux pays, dont l'énorme champ irakien de Roumaïla, dont le prolongement du côté koweïtien de la frontière est connu comme le champ de Ritqa. D'autres champs pétrolifères se trouvent à Zubaïr et Satwan.
En 2005, les deux pays avaient formé une commission technique conjointe pour réguler la production dans les gisements frontaliers.
Deux options s'offraient, avait indiqué alors le ministre koweïtien de l'Energie de l'époque, cheikh Ahmad Fahad al-Sabah: avoir le même arrangement appliqué à la zone neutre saoudo-koweïtienne où Ryad et Koweït se partagent la production, ou avoir recours aux services d'une compagnie étrangère pour superviser la production.
Le gros de la production pétrolière de l'Irak, actuellement de 2,5 millions de barils par jour (mbj), provient de Roumaïla, qui produit quelque 1,5 mbj, alors que la production koweïtienne de Ritqa est inférieure à 50.000 barils/jour (bj).
Dans le passé, les deux pays s'accusaient de voler du pétrole. Des responsables koweïtiens ont toujours rejeté les accusations de l'Irak selon lesquelles l'émirat pompe du pétrole de gisements frontaliers.
L'ancien président irakien Saddam Hussein avait ordonné l'annexion du Koweït en août 1990 après avoir accusé l'émirat de voler du brut du gisement de Roumaïla. L'émirat avait été libéré par une coalition conduite par les Etats-Unis au terme de sept mois d'occupation.
L'Irak et le Koweït contrôlent près du quart des réserves prouvées de brut dans le monde.
AFP Romandie.com
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