La confédération des émirats se compose de sept mini-Etats. Tous dirigés par de lointains cousins
On a tendance à l’oublier: Dubaï n’est qu’un des sept mini-Etats, tous mitoyens, de la confédération des Emirats arabes unis, créée en 1971, et où Abu Dhabi tient le rôle de capitale. Mais, folie des grandeurs oblige, c’est la «jeune sauterelle» – une des nombreuses significations, en arabe, de Dubaï – qui pendant toutes ces années s’est retrouvée sous les projecteurs. Alors que les négociations sur la restructuration de la dette de Dubai World, le plus gros holding de Dubaï, se poursuivent, le débat est ouvert sur les conséquences de cette déconfiture. De toute évidence, l’époque des années folles est révolue. Longtemps à l’ombre de Dubaï, les autres émirats vont pouvoir, enfin, lui voler la vedette. A commencer par Abu Dhabi, en pleine expansion culturelle – après la Sorbonne et le Louvre, Guggenheim et New York University prévoient de s’y implanter. Mais aussi Charjah, Ajman, Fujaïrah, Ras al-Khaimah et Oum al-Qaïwaïn, situés entre le golfe Arabo-Persique et le golfe d’Oman. Ces sept entités sœurs – toutes dirigées par de lointains cousins, issus de la tribu des Bani Yas – partagent la même monnaie, la même langue. Cependant, chaque émirat disposait, jusqu’ici, d’une large autonomie. Ainsi, Dubaï et Abu Dhabi possèdent, chacun, sa propre bourse et sa propre compagnie aérienne. Absurde pour un territoire aussi petit? «On risque, à l’avenir, d’assister à une plus grande centralisation», remarque un diplomate occidental. Delphine Minoui
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