Deux chats des sables viennent de naître à Al Ain. La mère et ses petits sont en bonne santé, à Al Ain Wildlife Park and Resort (AWPR). Le sexe des chatons n’a pas encore été déterminé. Le chat des sables (Felis margarita), également appelé chat des dunes, est un petit chat sauvage qui vit dans les déserts africains et asiatiques. Il figure sur la liste des espèces menacées en raison de sa faible population en diminution. Cette portée a été produite par fertilisation in vitro et transfert d’embryon, à AWPR, qui accueille près de 20 % de la population mondiale des chats des sables en captivité. Les 34 chats des sables d’AWPR représentent la plus grande partie de la population de chats des sables en captivité, ainsi que la plus importante sur le plan génétique, de tous les établissements zoologiques existants. En octobre, AWPR a lancé le projet chat des sables en partenariat avec l’Université de l’Illinois et le Zoo et jardin botanique de Cincinnati, aux États-Unis, deux établissements prestigieux qui se consacrent à la recherche sur les espèces menacées. Des spermatozoïdes et ovules prélevés sur des chats des sables ont été fertilisés dans un incubateur pour produire 50 embryons. Vingt-et-un embryons ont été implantés dans des chattes, dont une est tombée enceinte. Les embryons restants ont été congelés et transportés jusqu’au zoo de Cincinnati pour réaliser des essais similaires. « Auparavant, aucun chaton des sables n’avait été né suite à une fertilisation in vitro et à un transfert d’embryon, » a expliqué Farshid Merhdadfar, directeur de la collection des animaux à AWPR. Selon le Dr Mike Maunder, Responsable principal des programmes d’AWPR, le but est de réaliser des protocoles de transfert d’embryon qui pourront être utilisés pour d’autres espèces plus menacées telles que le léopard d’Arabie. « Cette technique permettra aux chats des sables, ainsi qu’à d’autres espèces menacées qui se trouvent aux E.A.U., de contribuer au travail de reproduction des établissements de conservation du monde entier, » selon lui. Le transfert d’embryon est une technologie importante pour les efforts de conservation. Les embryons fertilisés à AWPR peuvent être congelés et, plus tard, implantés dans des groupes de femelles receveuses, n’importe où dans le monde. « Nous pouvons échanger des matériels génétiques sans avoir à transporter les animaux eux-mêmes. Il s’agit d’un modèle de gestion future des espèces menacées, » selon le Dr Bill Swanson, directeur de la recherche au zoo de Cincinnati. D’après le Dr Swanson, les chats d’AWPR n’ont aucun lien de parenté avec les autres chats des sables en captivité à d’autres endroits. « L’introduction de ces matériels génétiques dans d’autres populations permet de construire une population plus forte et viable en captivité. » Ce processus diversifie le patrimoine génétique des populations de chats des sables en captivité. Un essai de ce type sur les embryons fertilisés à AWPR est en cours au Zoo du désert vivant, en Californie. AWPR se consacre à la conservation et à la restauration de la biodiversité des terres arides, en portant une attention particulière aux carnivores du désert, y compris le travail actuel réalisé sur les léopards d’Arabie, les chiens sauvages d’Afrique et les lions d’Afrique.
- Gulf News
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