S.A. Cheikha Lubna Al Qasimi, ministre du Commerce extérieur, qui s’est félicitée des relations commerciales établies avec l’Afrique et l’Océan Indien, a promis de les favoriser encore davantage, les considérant comme très importantes pour les E.A.U. « Le commerce avec l’Afrique et l’Océan Indien est aujourd’hui très important pour notre pays et nous le prenions très au sérieux. Ce commerce connaît une expansion très rapide, puisqu’il a presque triplé au cours des dix dernières années », a-t-elle déclaré dans un discours adressé lors d’une conférence sur l’Afrique et l’Océan Indien organisée par l’Université de New York Abu Dhabi. Elle a observé que le sujet du débat cette année, « L’Afrique et l’Océan Indien » était un thème bien choisi et important du fait que les Émirats Arabes Unis sont membre à part entière de l’Association des pays riverains de l’océan Indien, laquelle regroupe 18 États membres. « Les missions commerciales engagées en Afrique par mon ministère représentent un élément important de notre stratégie de développement commercial. Nous avons accueilli la COMESA en décembre et en avril nous prévoyons une réunion importante avec des hommes d’affaires d’Afrique du Sud, l’une des plus grandes économies d’Afrique. Nous travaillons activement à l’amélioration des relations commerciales entre l’Afrique et les E.A.U. par le biais de nos activités ». La population très jeune et dynamique de l’Afrique constitue bien sûr pour ce continent une source de force et de vitalité. Les moins de 10 ans représentent un vaste segment de la population et environ 60% ont moins de 20 ans. La population de l’Afrique, qui s’élève actuellement à près de 900 millions d’habitants, devrait doubler pour atteindre près de 2 milliards au cours des 20 prochaines années. « Mon ministère travaillera en collaboration avec les gouvernements africains afin de créer des possibilités commerciales dans les domaines de l’exportation et de l’importation. Il favorisera également les activités commerciales interentreprises, ainsi que les investissements de capitaux », a-t-elle précisé. En ce qui concerne les investissements, il existe de nombreux domaines de collaboration possibles entre les E.A.U. et l’Afrique, notamment au niveau des infrastructures et des aménagements touristiques. Un grand nombre de pays africains offre des possibilités énormes sur le plan de l’aménagement de sites touristiques spectaculaires : la beauté de la Tanzanie et ses réserves de pierres précieuses ; les merveilles de l’Afrique du Sud, la culture de l’Afrique occidentale et l’histoire de l’Égypte et de l’Afrique du Nord. On a déjà assisté à un grand nombre de collaborations qui ont conduit à d’importants investissements dans de nombreuses régions d’Afrique, a observé la ministre, ajoutant : « Comme vous le savez, les E.A.U. comptent des sociétés de premier ordre dans le secteur des aménagements touristiques. Nous disposons d’un capital humain non négligeable dans ce domaine et investissons depuis longtemps en Afrique : hôtels à Djibouti, complexes à Cape Town, et bien d’autres réalisations encore ». Dans le domaine du pétrole et du gaz, a-t-elle fait remarquer, de nouveaux champs pétroliers ont été découverts dans plusieurs pays d’Afrique – et notamment dans le bassin de l’Afrique occidentale, dans l’Atlantique au large de pays s’étendant du Ghana au Sierra Leone, ainsi qu’à l’est, en Ouganda. En outre, il existe en Afrique des pays reconnus comme producteurs de pétrole, tels que, par exemple, le Nigeria et l’Angola. La production pétrolière est, naturellement, un domaine dans lequel les E.A.U. jouissent d’une grande expérience et, par conséquent, ils formeront des partenariats avec des pays africains dans ce secteur.
- Emirates News Agency, WAM
|