Ukraine, Angleterre, Japon, Portugal... le sport a beau être universel, qui dit accueil de différents pays, dit aussi langues étrangères. Et pour faciliter la communication entre tous, les organisateurs du Mondial minimes font appel à des traducteurs. Parmi eux, Philip Hogarth, anglais d'origine. « De Newcastle. Mais ma femme est vendéenne, de Mesnard-la-Barotière. Je suis ici depuis 30 ans », explique-t-il avec son accent. Philipp est traducteur au Mondial minimes pour la 5 e fois. Cette année, il accompagne l'équipe des Émirats Arabes Unis. « Chaque année, je change. J'ai fait deux fois pour les Chinois, une fois pour les Américains... » Il assure aussi la traduction, dans la langue de Shakespeare, des discours lors de la cérémonie d'ouverture et lors du tournoi. Depuis mercredi après-midi, avec deux autres traducteurs, il suit l'équipe des Émirats et son staff au jour le jour pour les aider dans les démarches administratives et protocolaires, les informer sur la nourriture, l'organisation des journées, etc. « C'est très intéressant et utile. On essaie de trouver une solution à toutes les demandes, de répondre aux questions, s'il y a un problème..., explique cet ancien diplomate pour le Ministère britannique des Affaires étrangères. Des demandes qui restent raisonnables, « ils sont là pour jouer au foot avant tout. Les Irlandais et les Américains posent beaucoup de questions. Là, les Emiratis sont plus réservés. » Passionné de foot, Philip voit aussi, à travers le Mondial minimes, l'opportunité de rencontrer des joueurs, et « les gens du coin. On a reçu un accueil magnifique mercredi à la Copechagnière. » Il exercera ses talents de traducteur jusqu'à la finale, lundi. Qui se jouera « avec l'Angleterre, bien sûr ! » Tatiana GUESDON.
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