Les E.A.U. peuvent espérer une augmentation de revenus provenant des exportations de pétrole, cette année, étant donné que le prix du brut a augmenté de façon constante, grâce à l’amélioration de la demande, après la forte chute de l’an dernier due à la crise économique mondiale. Selon un nouveau rapport émis par la Chambre de commerce et de l’industrie de Dubaï (DCCI), intitulé « Perspective du marché pétrolier : les implications pour l’économie émirienne », une demande supérieure en pétrole mènera à une augmentation des revenus pétroliers pour le pays. « Au début du ralentissement économique, au dernier trimestre de 2008, l’économie des E.A.U. a dû se préparer à une période difficile. Le prix du brut a chuté précipitamment, passant de 14' dollars (539 dirhams) le baril en juillet 2008 à environ 32 dollars le baril en mars 2009. La perspective était sombre, en raison de l’affaiblissement significatif de la demande globale, selon le rapport, avec une forte baisse du prix du brut enregistrée l’an dernier. Cependant, depuis, le prix du brut est remonté, notamment au deuxième semestre de 2009, tendance qui s’est poursuivie lors des quatre premiers mois de 2010. » Malgré une baisse d’environ 34,4 % sur la moyenne de 2008, l’inversion du prix du brut depuis l’été 2009 a permis d’amortir l’impact du ralentissement économique aux E.A.U. Ces revenus pétroliers plus élevés que prévu ont permis de financer les politiques contre-cycliques, le soutien de l’État envers le secteur financier des E.A.U. et le retour de la confiance des investisseurs et des consommateurs dans l’ensemble du pays, selon le rapport. « Bien que nettement inférieures, la balance des paiements et la balance des paiements actuelles sont estimées être restées en léger excédent, selon le Fonds monétaire international (FMI), permettant un réapprovisionnement des actifs externes, qui avaient été tirés par le bas au début de la crise. En outre, le rapport souligne le fait que les fluctuations des prix du brut jouent un rôle important dans la croissance économique. Malgré la légère croissance des secteurs non pétroliers, dans l’ensemble, la croissance du PIB en dollars constants des E.A.U. a été gênée par la réduction dans la production de pétrole brut. Le ministère de l’Économie a suggéré que la croissance du PIB en dollars constants a ralenti de 1,3 % en 2009, après avoir progressé de ',4 % en 2008. » En citant le ministère émirien de l’Économie, le rapport indique que 9',2 % du pétrole brut émirien sont exportés vers la région Asie/Pacifique. Étant donné que les agences internationales telles que le FMI et la Banque mondiale prévoient que cette région se redressera fortement en 2010 et au-delà, il est clair que la demande en pétrole brut va alimenter l’expansion économique de cette région. C’est une bonne nouvelle pour les pays exportateurs de pétrole comme les E.A.U., car les revenus supérieurs provenant des hydrocarbures vont permettre au pays de poursuivre ses investissements fiscaux à grande échelle, qui vont créer une reprise de la demande globale et favoriser la création de nouveaux emplois qui, à leur tour, serviront de base solide à une nouvelle croissance de l’ensemble de l’économie.
- Emirates Business 24|'
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