Un avion de la compagnie aérienne Emirates de Dubaï qui s'apprêtait à décoller de l'aéroport JFK de New York a été contraint jeudi de rebrousser chemin, les autorités américaines voulant contrôler l'identité de certains passagers. "Vers midi aujourd'hui le vol 204 d'Emirates à destination de Dubaï a été contraint par le Bureau de la protection des frontières et des douanes (CBP) de revenir à la porte d'embarquement", a indiqué à l'AFP un responsable de l'agence sous couvert d'anonymat. L'avion avait à son bord "un passager figurant potentiellement sur la liste des passagers interdits de vol", a-t-il ajouté, mais après vérification celui-ci a pu partir à bord du vol d'Emirates. Un porte-parole de la compagnie de Dubaï a indiqué de son côté que l'incident avait concerné deux passagers. "Emirates peut confirmer que deux passagers qui n'avaient pas été correctement identifiés par le Bureau de la protection des frontières et des douanes ont été laissés libres par l'administration de la sécurité aérienne (TSA) et le Bureau de la protection des frontières et des douanes", indique la compagnie dans un communiqué. L'incident est révélateur de la psychose qui s'est accentuée aux Etats-Unis depuis l'attentat raté de Times Square samedi. Une importante chasse à l'homme a permis l'arrestation lundi soir d'un suspect, un Américain d'origine pakistanaise, Faisal Shahzad, au moment où il se trouvait en partance pour Dubaï sur un vol d'Emirates à l'aéroport JFK. Jeudi matin, l'aéroport international de Seattle, dans l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis), a été brièvement évacué. L'agence chargée d'assurer la sécurité aérienne (la TSA) avait annoncé qu'elle avait dû évacuer une partie de l'aéroport après avoir trouvé un bagage dont s'échappait de la fumée dans une zone de manutention, non publique, de l'aéroport. "Tout va bien. Tout est revenu à la normale", a indiqué ensuite à l'AFP une porte-parole de l'aéroport, Terri-Ann Betancourt. Mercredi soir, la police new-yorkaise a brièvement évacué un important pont de la ville et envoyé des artificiers pour y inspecter un camion suspect dans lequel aucun explosif n'a été retrouvé. L'administration de la sécurité aérienne a demandé aux compagnies aériennes de consulter toutes les deux heures -et non plus toutes les 24 heures- la liste, qui comprend environ 2.500 noms, des passagers interdits de vol.
AFP Leparisien.fr
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