La loi émirienne sur la conservation de l’eau est en cours d’examen final

Date 5/3/2010 2:36:58 | Sujet : UAE


La première loi émirienne sur la conservation de l’eau, créée pour endiguer le gaspillage de l’eau et regrouper les services d’utilité publique du pays, est en cours d’examen final. Les représentants de l’environnement espèrent qu’elle sera promulguée d’ici un an.
Actuellement, les E.A.U. n’ont pas de loi nationale unique sur la conservation de l’eau. Au lieu de cela, des règlements sur les ressources naturelles sont mis en place au niveau régional.
Aucune information n’a filtré sur le projet de loi, mais les chercheurs spécialisés dans les ressources aquatiques demandent une meilleure surveillance des impacts environnementaux subis par la principale source d’eau émirienne, le golfe d’Arabie.
Dr Rachid Ahmad Bin Fahd, ministre émirien de l’Eau et de l’Environnement, a dit, hier, lors d’un séminaire, que la loi régulera et prévoira le mécanisme juridique de gestion et d’utilisation de l’eau dans le pays. « La loi sur l’eau, qui est en cours d’examen, a été vue par le comité ministériel et un comité technique. Le projet sera soumis au Cabinet avant l’été. Il pourrait s’écouler une année avant qu’elle ne soit promulguée. Il y a déjà beaucoup de règlements locaux, mais ce sera le premier document juridique qui apportera un système de gestion intégré. »
Bin Fahd a ajouté que les services publics comme la Direction de l’eau et de l’électricité de Dubaï ou de Sharjah (Dewa/Sewa), qui organisent leur propre production et distribution d’eau, seront visés par la loi.
Le gaspillage d’eau est une question importante dans le monde arabe en raison de la rareté de l’eau dans la région. La sensibilisation à la rareté de l’eau est effectuée le 3 mars, tous les ans. Le thème de 2010 sera « L’eau pour la sécurité du monde arabe.
La région arabe est l’une des régions du monde où l’eau est très rare. Personne n’a de surplus d’eau, ce qui n’incite pas à la confiance, [mais] les E.A.U. ont accompli de grandes choses en garantissant l’apport en eau du pays, » explique Bin Fahd.
Aux E.A.U., le processus de dessalement a augmenté, pour faire face à une demande croissante et à l’augmentation de population. En 2008, le taux de production annuel avait atteint 4 878 millions de mètres cubes d’eau, selon le Dr Shawki Barghouti, directeur général du Centre international pour l’agriculture biosaline.
Cependant, le golfe d’Arabie souffre d’un manque d’eau douce en raison des barrages construits sur le Tigre et l’Euphrate. L’arrivée d’eau a diminué, pour passer de 85 milliards de mètres cubes dans les années 1980 à environ 28 milliards de mètres cubes actuellement.
« Ces fleuves ne se déversent pas le golfe, mais nous sommes affectés. L’effet se fait sentir sur la vie marine et les zones côtières. Il y a aussi des implications sur la qualité de l’eau et le dessalement. Le golfe devient plus salé et plus pollué, ce qui nécessite une surveillance régionale rapprochée, afin que nous puissions établir l’ampleur des dégâts », explique Barghouti.

- Gulf News



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