|
62 utilisateur(s) en ligne (dont 3 sur Dubai News)
Membre(s): 0
Invité(s): 62
|
|
actualité des pays du Golfe
|
Golfe : Le pétrole a battu de nouveaux records
|
| Posté par Karim le 28/6/2008 1:53:39 (520 lectures) |
Les prix du brut ont grimpé jusqu'à 142,93 dollars le baril à New York vendredi soir et 142,46 à Londres, les investisseurs délaissant les marchés d'actions pour se ruer sur l'or noir. La flambée atteint désormais un doublement en un an. Cliquez ici
Les cours du pétrole brut ont poursuivi leur envolée vendredi, dépassant pour la première fois la barre des 141 dollars le baril puis celle des 142 dollars, à Londres comme à New York, après avoir déjà franchi la veille la barre psychologique des 140 dollars. Cette nouvelle flambée a entraîné à nouveau les marchés boursiers européens, dont le CAC 40, à la baisse dès vendredi matin, après une ouverture pourtant calme.
Les prix du pétrole ont grimpé jusqu'à 142,93 dollars à New York et 142,46 à Londres peu avant 20 heures (heure de Paris), les investisseurs délaissant les marchés d'actions pour se ruer sur l'or noir. L'affaissement de la devise américaine, passée jeudi de 1,55 à plus de 1,57 dollar pour un euro, augmente encore la séduction du pétrole aux yeux des spéculateurs : lorsque le billet vert baisse, ils tendent à acheter des matières premières vendues en dollar pour se prémunir contre l'inflation.
Ils ont ainsi tous deux enfoncé leurs records de jeudi, où le baril de brut était monté jusqu'à 140,39 dollars à New York et 140,38 à Londres. Les cours du brut avaient ce jour-là dépassé pour la première fois la barre des 140 dollars, poursuivant une ascension vertigineuse qui les a vu plus que doubler en un an.
Jeudi, le président de l'Opep a réalimenté la spéculation en affirmant que les cours pourraient atteindre 150, voire 170 dollars cet été. Quant au président du géant énergétique russe Gazprom Alexeï Miller, il a prédit à nouveau une hausse drastique, comme il l'a déjà fait récemment, prévoyant un prix à 250 dollars le baril.
Sur le plan des fondamentaux, l'offre a encore pris un coup à la suite de la menace de la Libye de réduire sa production, alors que le niveau des approvisionnements est jugé critique, en raison de nombreuses perturbations sur les infrastructures pétrolières. Troisième pays producteur africain d'or noir -derrière l'Angola et le Nigeria- la Libye produit en moyenne entre 1,7 et 1,85 million de barils de pétrole par jour. (source AFP) |
|
|
Golfe : Les Etats du Golfe approuvent un projet d'union monétaire
|
| Posté par Karim le 10/6/2008 7:11:51 (499 lectures) |
DOHA, Qatar (Reuters) - Les banquiers centraux des Etats arabes du Golfe ont approuvé un projet d'union monétaire qui devrait se concrétiser par une banque centrale commune dès l'an prochain.
Ils ont cependant indiqué que leur projet de monnaie unique ne pourrait sans doute pas être mis en place d'ici 2010, date jusqu'ici prévue, en raison des pressions inflationnistes actuelles.
Les pays du Golfe sont confrontés à des niveaux d'inflation record, alimentée par des politiques monétaires relâchées et une manne pétrolière abondante, qui menacent de déstabiliser leurs économies émergentes.
"Les niveaux d'inflation n'étaient jamais un problème avant et, même s'il s'agit d'un phénomène temporaire, c'est maintenant le facteur qui explique les divergences d'opinion à ce stade et cela peut différer la mise en circulation de la monnaie unique au-delà de 2010", avait déclaré le gouverneur de la banque centrale des Emirats arabes unis, le sultan Nasser al Souweidi, dans une interview au journal Gulf News accordée avant la réunion.
Le projet d'union monétaire concerne cinq des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) : Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Koweït et Bahrein. Le sixième membre du CCG, le sultanat d'Oman, a choisi de ne pas se joindre au projet.
Les banquiers centraux réunis à Doha ont convenu d'un calendrier pour mettre en place des institutions monétaires communes d'ici 2010. Le projet de banque centrale sera soumis à l'approbation des ministres des Finances lors d'une réunion le 17 septembre à Djeddah, avant une signature définitive en novembre, a indiqué Salim al Goudhea, chargé du dossier au secrétariat général du CCG.
L'affaiblissement du dollar en raison du cycle de détente monétaire entamé en septembre 2007 par la Réserve fédérale américaine a augmenté les coûts d'importation des pays du Golfe, dont l'activité est pourtant florissante grâce à une multiplication par six des prix du pétrole en six ans.
En Arabie saoudite, les prix à la consommation ont fait un bond de 10,5% en avril, un plus haut d'au moins 30 ans, et ces prix ont augmenté de 14,75% au cours du premier trimestre au Qatar.
|
|
|
Golfe : L'Opep pourrait augmenter sa production
|
| Posté par Karim le 5/6/2008 6:10:51 (473 lectures) |
Seulement si le marché le nécessite, affirme le ministre du Pétrole koweïtien avant de justifier les prix élevés par la spéculation.
Mardi 3 juin, le Koweït a affirmé que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole était "prête à augmenter sa production seulement si le marché le nécessite". Le ministre du Pétrole koweïtien, Mohammad al-Olaim, a cependant souligné que les prix élevés du pétrole n'étaient pas liés aux fondamentaux de l'offre et la demande, selon ses propos rapportés par l'agence de presse officielle Kuna. Le Koweït est le quatrième producteur de l'Opep, avec 2,5 millions de barils par jour. Le cartel, lui, produit 40% de l'or noi pétrole mondial, et son offre actuelle s'élève à environ 32 millions de barils par jour. Certains pays consommateurs, comme les Etats-Unis, font pression depuis plusieurs semaines sur l'Opep pour qu'elle augmente sa production, afin d'infléchir les prix des carburants. Mais le cartel refuse, estimant que le problème ne provient pas de l'offre mais de la spéculation. Ces derniers jours, les prix du pétrole ont reculé et étaient stables mardi matin, autour de 128 dollars le baril après avoir atteint des records historiques le 22 mai (plus de 135 dollars).
Source: www.challenges.fr |
|
|
Golfe : Les Etats-Unis affirment rester ouverts aux fonds souverains du Golfe
|
| Posté par Karim le 3/6/2008 8:42:53 (544 lectures) |
ABOU DHABI (AFP) — Le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a assuré lundi à Abou Dhabi les investisseurs du Golfe que son pays demeurait ouvert aux fonds souverains et a pressé les pays pétroliers de la région à ouvrir leur secteur énergétique aux investissements étrangers.
"Comme nous recherchons de nouveaux marchés à l'étranger, les Etats-Unis garderont leurs marchés locaux ouverts à l'investissement des firmes privées et des fonds souverains", a déclaré M. Paulson dans un discours aux Emirats arabes unis, dernière étape d'une tournée régionale qui l'a conduit aussi en Arabie saoudite et au Qatar.
"Nous rejetons les mesures qui pourraient nous isoler de l'économie mondiale", a-t-il ajouté à Abou Dhabi, membre de la fédération des Emirats et dont le gouvernement local contrôle un fonds de quelque 875 milliards USD.
L'Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) était devenue en novembre 2007 l'un des plus grands actionnaires de la banque américaine Citigroup en injectant 7,5 milliards USD dans l'établissement affaibli par la crise des crédits hypothécaires à risque ("subprime").
Pour sa part, Kuwait Investment Authority a investi 5 milliards USD au total dans Citigroup et dans la banque d'affaires Merrill Lynch.
M. Paulson a relevé l'inquiétude de la région du Golfe en raison de l'affaire DP World. Le congrès américain, invoquant des raisons de sécurité, a bloqué l'acquisition par cet opérateur du gouvernement de Dubaï de six ports américains dans le cadre du rachat en 2006 de l'opérateur britannique P&O, pour 6,9 milliards de dollars.
"Certains (investisseurs du Golfe) s'inquiètent d'un sentiment croissant de protectionnisme aux Etats-Unis et ils s'inquiètent en particulier du fait que la position américaine sur les investissements du Moyen-Orient a été durablement affectée par l'affaire de DP World", a-t-il dit.
Il s'est également expliqué sur la demande faite par Washington au Fonds monétaire international (FMI) pour qu'il fixe des normes aux investissements de ces fonds, provoquant leur inquiétude.
"Nous essayons d'étouffer les appels à des restrictions, en exhortant les fonds souverains à adopter de meilleures pratiques (...) afin de contribuer à contenir les inquiétudes concernant l'opacité et les risques", a--t-il dit.
Certains membres de l'Union européenne, notamment l'Allemagne, sont favorables à une restriction des activités des fonds d'Etats, soupçonnés de servir des intérêts autres que financiers, surtout dans les secteurs stratégiques comme l'énergie ou les communications.
Le secrétaire au Trésor a par ailleurs pressé les pays producteurs de brut à ouvrir leurs secteurs pétroliers aux investissements étrangers.
"Sur le front de l'approvisionnement, nous appelons tous les pays producteurs à ouvrir leurs marchés pétroliers aux investissements étrangers, qui pourraient soutenir une croissance plus rapide et plus efficace", a-t-il dit.
"Dans plusieurs pays du Golfe, des barrières à l'investissement (étranger) persistent dans des secteurs clés, comme ceux de l'énergie et de l'immobilier", a-t-il ajouté.
M. Paulson a estimé qu'il n'y avait "pas de remède simple ou rapide" à l'actuelle flambée des cours du brut et que la région du Golfe, qui assure près de 20% de la production pétrolière mondiale, ne pouvait pas à elle seule réduire les pressions sur le marché pétrolier international.
Pour soulager le marché, il faudrait que l'offre réponde à la demande, une équation qu'il est possible, selon lui, de réaliser en ouvrant les secteurs énergétiques des pays producteurs aux investissements étrangers.
Dans les monarchies du Golfe, les activités pétrolières en aval (prospection, production) demeurent quasiment fermées aux grandes firmes étrangères, ces pays préférant des contrats pour une assistance technique à des accords de partage de la production. |
|
|
Golfe : L'inflation non liée à l'indexation au dollar dans le Golfe
|
| Posté par Karim le 2/6/2008 6:53:57 (485 lectures) |
DOHA - Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a estimé dimanche que l'inflation dans la riche région pétrolière du Golfe n'était pas due à l'indexation au dollar, ajoutant qu'il revenait aux Etats de la région de maintenir ou pas cette indexation.
Lors d'un point de presse à Doha, deuxième étape d'une tournée dans le Golfe, M. Paulson a affirmé aussi que la flambée des cours du brut était un problème d'offre.
"Je n'ai entendu personne dire que l'indexation cause un problème. Vous pouvez prendre le cas du Koweït: ils se sont indexés sur un panier de devises (mais) ils ont le même problème d'inflation", a dit M. Paulson.
L'inflation est "conduite par les prix des produits alimentaires et (le coût) des matériaux de construction", a-t-il ajouté, rappelant que "l'indexation avait longtemps servi la région".
Il a répété, comme il l'avait fait samedi en Arabie saoudite, que la politique monétaire des monarchies du Golfe relevait de "décisions souveraines".
Cinq monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Oman et Qatar) ont jusqu'ici refusé de changer le taux de change de leurs monnaies nationales, invoquant les retombées négatives d'un changement sur leurs économies.
Mais le Koweït a décidé en mai 2007 d'indexer sa monnaie, le dinar, sur un panier de devises, et non plus sur le seul dollar. Depuis, le dinar s'est apprécié de 7,7% par rapport au billet vert.
La politique d'indexation des monnaies locales sur le dollar avait soutenu la stabilité monétaire et le développement économique dans la région lorsque les économies du Golfe évoluaient dans le même sens que l'économie américaine.
Actuellement, les économies du Golfe connaissent une croissance rapide, soutenue par des recettes pétrolières records. En revanche, l'économie américaine risque la récession en raison de la faiblesse du dollar, de l'envolée des cours du pétrole et d'un manque de liquidités.
M. Paulson, qui visite lundi les Emirats arabes unis, a indiqué que ses entretiens avec les responsables de la région avaient porté sur les investissements aux Etats-Unis et l'impact de la flambée des cours du brut.
"C'est (une question) d'offre et de demande", a-t-il dit à propos de cette flambée, appelant à "des investissements accrus dans le monde" dans les secteurs du pétrole, du gaz et des sources d'énergie renouvelables.
Les investissements de la région du Golfe aux Etats-Unis ont doublé au cours des deux dernières années, a dit le secrétaire au Trésor.
Il a en outre indiqué avoir évoqué dans la région les moyens de sécuriser le système financier face aux "parrains du terrorisme", mettant l'accent sur l'Iran que Washington accuse d'implication dans "le financement du terrorisme".
"Il y a assez de preuves que plusieurs banques ne veulent plus traiter avec l'Iran", a-t-il dit.
"C'est un moyen d'envoyer un message à l'Iran lui disant que si vous voulez être un Etat voyou, continuez ainsi. Mais si vous voulez faire partie du système financier légal (...) vous n'aurez pas alors à vous isoler par vos actes", a-t-il conclu
Source: AFP |
|
|
Golfe : Quelle est l'origine historique des Etats du Golfe ?
|
| Posté par Karim le 31/5/2008 8:45:37 (449 lectures) |
1. Quelle est l'origine historique des Etats du Golfe ?
Les Etats côtiers du Golfe (Koweït, Oman, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis ou EAU) partagent une histoire commune. Vivant au XVIIIe siècle du commerce maritime, de la pêche, de l'exportation de perles et de la piraterie, ils se voient imposer à la fin du XIXe le protectorat des Britanniques, qui veulent sécuriser leurs communications avec l'Inde contre l'Empire ottoman. Après la chute de ce dernier, en 1918, il s'agit de limiter l'extension de la dynastie des Saoud, qui ont conquis à partir de 1902 l'indépendance de la péninsule Arabique sur les Turcs - le royaume d'Arabie saoudite fut proclamé en 1932. La découverte de pétrole dans les années 1950 à Abu Dhabi et à Oman renforce l'emprise britannique, tandis que sept petits émirats, dont Dubaï, Abu Dhabi et Charja, constituent en 1952 le Conseil des Etats de la Trêve, première ébauche des futurs EAU. En 1961, les Britanniques se retirent du Koweït, puis, dix ans plus tard, des autres Etats du Golfe. Ces indépendances n'ont pas remis en cause le pouvoir des dynasties régnant parfois depuis le XVIIIe siècle : Al-Sabah au Koweït, Al-Khalifa à Bahreïn, Al-Thani au Qatar, Al-Bou Said à Oman, Al-Maktoum à Dubaï, Al-Nhayan à Abu Dhabi, etc. En 1981, les six Etats de la péninsule ont constitué un Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui coordonne les politiques de ses membres en matière militaire et entend mener à bien un projet de marché commun, officiellement aboutie au 1er janvier 2008, et d'union monétaire, prévue pour 2010.
2. Quels sont les projets d'investissement dans la région ?
Selon le journal britannique The Middle East Economic Digest, le montant des investissements dans les pays du CCG serait de 1 534 milliards de dollars dans les cinq ans à venir. Le secteur de la construction représente, selon les pays, de 40 % (Qatar, Oman, Arabie saoudite) à 83 % (EAU) de ce total, contre 3 % (Bahreïn) à 45 % (Qatar, Oman, Arabie saoudite) pour les hydrocarbures et la pétrochimie, 5 % (Koweït) à 12 % (Qatar, Arabie saoudite) pour l'eau et l'électricité et seulement 1 % (Koweït) à 11 % (Bahreïn) pour les autres industries.
3. Quel est le niveau de l'inflation ?
Le taux d'inflation annuel était, début 2008, de 3 % à Bahreïn, de 5,1 % à Oman, de 5,3 % en Arabie saoudite, de 5,8 % au Koweït, de 9,4 % aux EAU et de 11,2 % au Qatar. Cette hausse des prix est due à la croissance économique (les prix des terres et des logements sont tirés par le boum de la construction) et à la baisse du dollar. Les monnaies locales, liées au billet vert, peinent à assurer le coût des importations d'alimentation et de biens de consommation ainsi que les salaires des immigrants, qui proviennent essentiellement de pays à monnaie forte (Inde, Union européenne). Les immigrants constituent 33 % de la population du Koweït, 35 % de l'Arabie saoudite, 62 % du Bahreïn, 78 % des EAU et 80 % du Qatar.
4. Qui possède les entreprises du Golfe ?
Selon une étude de la banque d'Abu Dhabi TNI et d'Hawkamah, une société d'études de Dubaï, citée par le Financial Times, 75 % des entreprises cotées dans le Golfe ont au moins deux membres d'une même famille dans leur conseil d'administration. Au Koweït, une même famille peut détenir 100 % des sièges, contre 75 % en Arabie saoudite, 50 % à Dubaï, 30 % au Qatar et 19 % à Bahreïn. La famille régnante du Qatar, les Al-Thani, possède ainsi 25 % des sièges des conseils d'administration des 38 sociétés cotées à Doha.
Source: www.lemonde.fr |
|
|
Golfe : Les pays du Golfe veulent sortir de l'économie de rente
|
| Posté par Karim le 27/5/2008 6:09:40 (1050 lectures) |
Si le prix du baril, qui a atteint un nouveau record en dépassant les 135 dollars jeudi 22 mai, étrangle les marins pêcheurs français, il fait le bonheur des descendants des pêcheurs de perles du Golfe, premiers exportateurs mondiaux de pétrole et de gaz. Selon une étude du cabinet McKinsey, les revenus pétroliers des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar -, d'un montant de 300 milliards de dollars en 2007 (pour un produit intérieur brut, le PIB, de 800 milliards), atteindraient, avec un baril à 100 dollars en moyenne, 1 100 milliards en 2008 et 8 800 milliards cumulés d'ici à 2020...
La nouveauté, dissimulée par les spectaculaires entrées des fonds souverains au capital d'entreprises occidentales, c'est que ces "pétro-milliards" sont de plus en plus investis sur place. Toujours selon McKinsey, 3 200 milliards de dollars seront placés dans le Golfe d'ici à 2020, à hauteur de 230 milliards par an. "Contrairement aux années 1970, on voit se déployer des politiques économiques mieux conçues, mieux appliquées, qui fixent de réels objectifs stratégiques", remarque Denis Bauchard, conseiller à l'Institut français des relations internationales (IFRI).
Ces politiques visent à diversifier l'économie, en prévision du moment où les puits de pétrole se tariront. Dans les années 1970, l'Arabie saoudite avait investi dans la pétrochimie et l'agriculture. Aujourd'hui, elle mise sur la sidérurgie et l'aluminium - même stratégie à Bahreïn et à Abou Dhabi, où se construisent la plus grande usine d'aluminium du monde et des zones industrielles spécialisées comme Metals Park, Polymers Park ou Chemicals City.
UNE ILLUSION MARKETING ?
Dubaï a choisi depuis 2000 d'investir dans les services : finances, transport, tourisme, éducation et recherche. Une stratégie plus récemment imitée par Oman et le Qatar, engendrant un boom de la construction. Dans les treize pays du Moyen-Orient, 3 630 milliards de dollars d'investissements dans le tourisme et le transport aérien sont programmés pour les douze ans à venir : 900 hôtels, 750 000 chambres, 875 avions gros porteurs...
Mais les chiffres et les gratte-ciel vertigineux cachent mal quelques réalités. La prospérité repose sur le faible coût d'une main-d'oeuvre immigrée asiatique dont les conditions de travail sont parmi les plus médiocres au monde. Or, la flambée des prix a eu raison de la paix sociale : sous la pression des grèves, les salaires augmentent, le droit évolue. D'autant que si construire des usines et des hôtels nécessite une main-d'oeuvre peu qualifiée, les faire fonctionner exige des compétences qu'il faut attirer par des salaires élevés.
La ruée des investisseurs, consultants, banquiers et touristes occidentaux vers cet eldorado heurte les règles locales de "gouvernance", caractérisées par le partage du pouvoir entre la famille régnante et les familles héritières de la tradition marchande locale. "Les Arabes aiment consommer à l'occidentale, mais sitôt rentrés chez eux, tout se recentre autour du clan", observe Fatiha Dazi-Héni, auteur de Monarchies et sociétés d'Arabie (Presses de Sciences Po, 2006), qui estime qu'un repli identitaire mettrait à mal la modernisation.
Enfin, le risque politique dans cette région du globe n'est pas mince. Certes, le fait que les places financières, en particulier Dubaï, soient une plaque tournante du blanchiment de l"argent sale" moyen-oriental, asiatique et russe, l'a mise à l'abri des attentats, et les émirs s'opposent prudemment à toute action contre l'Iran. Mais une seule attaque mettrait à mal l'image paradisiaque que les promoteurs essaient de vendre.
Surtout, l'absence de coordination entre ces familles-Etats concurrentes produit une bulle financière : est-il bien raisonnable de construire trois aéroports internationaux géants distants de quelques centaines de kilomètres, onze usines d'aluminium, des centaines de milliers de chambres d'hôtel et de résidences de luxe dans une région aux faibles attraits climatiques, sociaux et culturels ? Faut-il voir dans ce pari sorti des sables, à l'instar du journaliste américain Mike Davis, une gigantesque illusion marketing ? L'acharnement des milieux financiers occidentaux à démentir cette assertion à coups de chiffres mirobolants suffit à la rendre plausible. D'ailleurs, la rente pétrolière reste, et de loin, la principale composante du revenu régional.
"L'argent peut changer beaucoup de choses, mais pas la géographie, observe Nicolas Sarkis, directeur de la revue Pétrole et gaz arabes. Ces pays ne disposent pas sur place (sauf peut-être l'Arabie saoudite) des ressources permettant un développement équilibré : population nombreuse, terres arables, minerais, savoir-faire industriels." En revanche, dit-il, "ces ressources existent au Moyen-Orient avec l'Egypte, la Syrie, l'Irak. Une réelle politique de développement n'a de sens qu'à cette échelle, comme l'Europe l'a fait. Mais elle a d'abord su éteindre les conflits politiques qui l'ont si longtemps secouée..." Antoine Reverchon
www.lemonde.fr |
|
|
Golfe : Des cités rivales pour édifier les plus hautes tours
|
| Posté par Karim le 27/5/2008 6:07:16 (642 lectures) |
La frénésie immobilière qui s'est emparée du Moyen-Orient est aussi alimentée par la rivalité entre Etats et entre familles régnantes, qui développent toutes, y compris à titre de promoteurs, des projets immobiliers gigantesques. Selon une étude de Moody's parue en février, la valeur totale des projets dans les six pays du Golfe dépasse 1 000 milliards de dollars, dont 40 % à Dubaï et Abu Dhabi et 37 % en Arabie saoudite. Ces opérations sont menées par des sociétés (Dubai Holding, Dubai Properties, Emaar, Nakheel, Damac, Omniyat, Aldar, Qatari Diar, Barwa...) dont les gouvernements détiennent la majorité ou la totalité du capital, et qui ont ainsi bénéficié de terrains très peu chers, voire gratuits.
L'émirat de Dubaï, le premier, dès 2002, à autoriser les étrangers à devenir propriétaires, a pris une longueur ou plutôt une hauteur d'avance. Emaar est en train d'y édifier la tour Burj Dubai, qui ambitionne de ravir le record mondial de hauteur à la tour taïwanaise Taipeh 101 (509 mètres) : son promoteur garde secrète sa hauteur finale, mais elle pourrait atteindre 900 mètres. Burj Dubai fait partie d'un ensemble de 20 milliards de dollars qui comprendra 30 000 logements et le plus vaste centre commercial au monde.
Toujours à Dubaï, Trident International lance la commercialisation de la tour Pentominium (516 m), qui propose des appartements de 600 m2 se voulant les plus luxueux du monde, avec jardins suspendus. Nakheel envisage la construction d'une tour de 1 200 mètres de haut, pour 61 milliards de dollars. L'Arabie saoudite veut faire encore mieux avec, à Djeddah, le projet d'une tour haute de 1 609 mètres !
La signature d'un architecte international est un plus. Jean Nouvel va édifier une tour à Doha (Qatar). A Abu Dhabi, Omniyat s'offre les services de l'architecte anglo-irakiennne Zaha Hadid pour réaliser la tour Opus. Aldar, qui appartient à 51 % à Cheikh Khalifa Bin Zayed Al-Nahyan, prince héritier, y développe entre autres un programme immobilier de 65 milliards de dollars comprenant trois tours dessinées par Norman Foster. Isabelle Rey-Lefebvre
www.lemonde.fr |
|
|
Golfe : PETROLE BARIL TROP CHER
|
| Posté par Karim le 19/5/2008 0:18:08 (478 lectures) |
Il y a 3 ans on publiait un article sur le pétrole qui était trop cher. Imaginez vous il coutait $70 le baril !!! Un chiffre qui laisse réveur aujourd'hui. Avec un baril à presque $130, nous avons trouvé interressant de re-publier cet article dans le cadre de la série Swedge Best of.
Quand faudra-t-il aller place Vendôme pour faire le plein? A en croire la conjoncture actuelle, bientôt. Avec un litre de sans plomb à presque 1.5 euro, l’essence ressemble de plus en plus à un produit de luxe. D’ailleurs, nous avons tendance à l’oublier mais l’essence est une «denrée» rare. Les réserves de pétrole ne sont en effet pas inépuisables même si notre économie de consommation à outrance a tenté de nous faire croire le contraire. Où faut-il trouver les raisons de ce presque «4me choc pétrolier» ? Beaucoup se tournent vers la Chine. En effet l’économie Chinoise connaît une forte croissance depuis une dizaine d’années et particulièrement depuis 2 ans, faisant passer la demande à 81 millions de barils/jours pour 2004, un record. Les majors pétrolières (BP, Chevron–Texaco, Exxonmobil, Shell et Total) enregistrant des bénéfices eux aussi records.
Alors pourquoi les compagnies continuent-elles à augmenter leurs prix ? D’abord parce que les majors n’ont aucun intérêt à baisser le prix d’un produit à faible élasticité prix. Ensuite les compagnies pétrolières ne peuvent pas augmenter leur production comme elles l’entendent et sont à la merci des pays producteurs (qui eux même sont dans l’incapacitée de répondre à la demande actuelle). Enfin les majors savent très bien que les réserves s’épuisent et procèdent donc par capitalisation boursière, pour préparer l’avenir, nécessitant de gros moyens financiers. L’espoir réside dans le fait que tout ceci ne soit qu’une bulle spéculative, comme le soutient Steve Forbes, un économiste, qui va éclater dans quelques mois ramenant le baril à 35$ contre 75 aujourd’hui.
www.swedgemagazine.com |
|
|
Golfe : Manoeuvres aériennes dans le Golfe
|
| Posté par Karim le 12/5/2008 2:12:43 (519 lectures) |
Les aviations des Etats-Unis et de plusieurs pays occidentaux et arabes ont débuté des manoeuvres militaires conjointes, a rapporté l'agence bahreïnie BNA. Ces manoeuvres, organisées presque chaque année depuis 1998, rassemblent des unités des Etats-Unis, de France, d'Italie, d'Australie, d'Egypte, de Jordanie et des six pays du Conseil de coopération du Golfe (Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite et Emirats arabes unis). Selon BNA, le chef d'état-major de Bahreïn, cheikh Douaij ben Salman al-Khalifa, a pris part dimanche aux manoeuvres, dont la localisation exacte ni la durée n'ont pas été précisées. La Ve Flotte américaine, basée à Bahreïn, n'a pas fait de commentaire. Par ailleurs, les forces bahreïnies et koweïtiennes doivent démarrer des exercices militaires conjoints lundi, a indiqué BNA.
Source : AFP |
|
|
Golfe : Dossier sur la crise du pétrole ?
|
| Posté par Karim le 11/5/2008 1:06:14 (1021 lectures) |
«Le risque qui pèse sur le pétrole est un pic de production lié à la politique, non à la géologie» Sadek Boussena, ancien président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Pierre-Alexandre Sallier
Le Temps: 120 dollars en début de semaine, 125 dollars mercredi... Les approvisionnements de la planète en pétrole sont-ils à ce point menacés?
Sadek Boussena: Pour tout vous dire, il y a deux ans, un baril atteignant 60 dollars était déjà une surprise! Le voir atteindre le double de ce niveau montre qu'il y a clairement un problème, différent de tous ceux évoqués jusqu'à présent. L'an dernier encore, personne - qu'il s'agisse des spécialistes de l'OCDE comme de ministres des Finances des pays importateurs - ne faisait part de craintes profondes quant à l'évolution du prix du pétrole. De même, si vous lisez entre les lignes les propos de leurs responsables, les pays de l'OPEP semblent aujourd'hui également embarrassés par la tournure que prend cette envolée. Alors que les pays consommateurs - par la voix de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) - ne cessent de rappeler que l'économie mondiale nécessite davantage de brut; ces pays pétroliers continuent d'assurer qu'aucun de leurs clients n'échoue à trouver le brut dont il a besoin! Pourquoi? Parce que cette hausse frénétique n'est en réalité pas liée à une insuffisance de production. Aujourd'hui, les cours élevés semblent être la résultante aussi bien des facteurs physiques que de facteurs liés aux marchés financiers.
- La spéculation est donc le moteur actuel de la hausse?
- Le terme de spéculation peut prêter à confusion. Car cette activité [financière] apporte aussi les liquidités dont ont besoin les échanges sur les marchés internationaux du brut. C'est en réalité le changement d'attitude de l'ensemble de la communauté financière qui est en cause. Cette dernière en est venue à considérer le pétrole comme un nouvel actif financier.
Les nouveaux investisseurs institutionnels achetant du pétrole ont amené avec eux des signaux de prix différents de celui du marché «physique» [ndlr: les échanges par les négociants de cargaisons «réelles» de brut], basés sur les anticipations. Et ces anticipations influencent beaucoup plus les prix à court terme sur le marché papier [ndlr: le prix de référence d'un baril livrable en juin, plus 125 dollars vendredi à New York] que les prix «spots» sur le marché physique.
Résultat, nous assistons maintenant à une surréaction des prix à chaque nouvelle en provenance de la scène pétrolière. Cela nourrit une forte volatilité des cours. Et, pourtant, la présente surchauffe semble essentiellement liée à des tensions potentielles sur les approvisionnements futurs. Non à des pénuries effectives au moment présent.
- La première de ces anticipations reste celle d'un épuisement des ressources, défendue par les tenants de la thèse du pic de production - le Peak Oil -, qui gagne peu à peu les marchés...
- Ces interrogations du Peak Oil influencent certes une partie des fonds. Premier problème, de quelle demande parle-t-on? De celle qui est adressée lorsque le baril vaut 120 dollars? Ou 200 dollars?
Je ne nie pas que les trois quarts du pétrole mondial proviennent de champs déjà anciens, à commencer par Gawar [ndlr: le plus grand gisement au monde, en Arabie saoudite]. La production en mer du Nord - pourtant mise en exploitation beaucoup plus tard - décline de 6 à 8% par an. Même chose au Mexique. D'autres prétendent que les investissements seraient insuffisants. Cette thèse stigmatise également ce que l'on appelle «nationalisme pétrolier», qui conduit les pays à contrôler toujours plus étroitement leurs ressources.
En réalité, la géopolitique a été un facteur de ralentissement des approvisionnements plus puissant que tous les autres! L'invasion de l'Irak a privé la planète d'une source de plus de 2 millions de barils quotidiens. Un éventuel embargo contre l'Iran? Un flux de 2 à 3 millions de barils par jour disparaîtrait... En bref, en 2008 encore, le risque est celui d'un Peak Oil géopolitique bien davantage que celui d'un Peak Oil géologique.
- Et pourtant la grande majorité des spécialistes sonnent l'alarme sur des perturbations dans les approvisionnements, dès cet été...
- La véritable question hantant le marché n'est en réalité pas celle des réserves, du Peak Oil ou de l'accessibilité de gisements à 5000 mètres sous terre. La question est celle de l'existence d'un volant de production mobilisable en quelques mois [ndlr: afin de parer à toute perturbation des approvisionnements]. Or seule l'OPEP dispose de telles capacités excédentaires. Le reste des pays producteurs «pompent» leurs champs à 100%. Au sein de l'OPEP, ces capacités ne sont pratiquement disponibles que dans un seul pays: l'Arabie saoudite, qui dispose d'une source excédentaire estimée de 1 à 2 millions de barils par jour d'un pétrole lourd, que beaucoup de raffineries auraient du mal à traiter si on devait le mobiliser immédiatement.
C'est ce niveau extrêmement réduit de ces capacités excédentaires, ces cinq dernières années, qui est à mon sens la cause fondamentale du triplement des cours du brut sur la période. Ce critère me semble être devenu le principal baromètre des prix. Les intervenants financiers surréagissent quand une source de production apparaît défaillante ou risque de le devenir. Et se disent, «si un grave problème surgit au Venezuela ou en Iran, les prix risqueraient de toucher des niveaux inconnus jusque-là». Problème, on ne pourra revenir au matelas des années 1990, lorsqu'une dizaine de millions de barils quotidiens de capacité excédentaire protégeaient une consommation mondiale de 65 millions. Est-ce que le secteur pétrolier investira des milliards pour s'assurer une telle marge de confort? Un seul pays affiche sa volonté de le faire. L'Arabie saoudite. Et [son] objectif semble être plus d'ordre stratégique - afin de manifester sa volonté de contribuer à la stabilisation du marché - qu'économique.
- Cette situation ne souligne-t-elle pas surtout l'incapacité à reconstruire un tel matelas?
- L'Arabie saoudite investira progressivement, quand elle sera sûre que la demande sera là. Et je pense que cela est vrai pour tous les autres pays de l'OPEP. Ces derniers ont les moyens de prendre le relais de la baisse de la production dans des pays comme la Russie, qui a atteint un plateau. En termes purement géologiques, les réserves de l'OPEP permettront probablement de répondre à la croissance de la demande au cours des trois prochaines décennies... surtout que celle-ci risque fortement d'être ajustée vers le bas. Le véritable problème reste donc de savoir si ces investissements pourront être lancés à temps. Cela suppose une meilleure coordination avec les pays importateurs. Et également des efforts pour apporter une meilleure stabilité politique et de développement au Moyen-Orient et dans les pays concernés.
- Ce temps n'est-il pas venu?
- Pour l'instant, l'OPEP semble adopte une stratégie pragmatique, craignant que la croissance des besoins mondiaux ne ralentisse. L'OPEP est d'autant plus prudente que l'AIE a révisé ses prévisions de demande mondiale en 2030 de 130 millions de barils quotidiens à 116 millions, puis récemment à 106 millions. Ses responsables ont laissé de côté les quotas [ndlr: limitant la production de ses membres] et répètent que si davantage de brut est nécessaire, ils le fourniront. Cela prouve bien qu'il n'y a pas de problème d'offre à court terme! Normalement, le marché devrait être rassuré. Mais les investisseurs ont trouvé d'autres prétextes, comme la baisse du dollar.
- L'argument selon lequel le Cartel redoute de mettre plus de pétrole à disposition alors que les besoins américains font mine de ralentir - hanté par une décision similaire prise à Djakarta, en 1997, à la veille de la crise asiatique - n'est-il pas une fausse excuse?
- Je fais partie de cette génération qui a connu deux baisses violentes des cours, avec des conséquences très fâcheuses pour les pays producteurs. Ses responsables savent pertinemment qu'ils risquent de faire face à une moindre demande. Et pas seulement à cause de la récession aux Etats-Unis. La récente hausse des cours ne peut que conduire à un ajustement de l'utilisation des hydrocarbures: dans certains pays de l'OCDE, la demande de carburant a déjà diminué de 6 à 7%. On pense toujours que le risque provient de l'offre. Mais la demande peut, elle aussi, diminuer.
- De telles déclarations ne masquent-elles pas surtout le fait que des pays comme l'Arabie saoudite ont intérêt à maintenir les cours au sommet?
- C'est bien sûr ce que beaucoup soupçonnent... Et pourtant je ne le pense pas. Les prix sont en réalité montés au-delà de ce qu'ils souhaitent. Cela va trop vite, trop haut, sachant qu'il n'y a pas de pénurie. Encore une fois, produire plus, mais pour qui?
«Une grave crise pour les pays les plus pauvres» Un baril à plus de 100 dollars menace de provoquer un choc d'une autre ampleur. Pierre-Alexandre Sallier Le Temps. Où peuvent aller les prix du brut? A 200 dollars, comme l'annoncent déjà certains?
Sadek Boussena: Nous sommes en réalité dans une phase de recherche de nouveaux équilibres. Ce qui semble acquis, c'est que le marché continuera de vivre avec une forte volatilité des cours, à la hausse... comme à la baisse. Ne me demandez pas où le prix sera dans six mois. Entre 80 et 120 dollars? Trop de variables sont en jeu pour avancer une prévision. En ce qui concerne les prix moyens à cinq ans, ceux-ci tourneront probablement autour de 100 dollars. L'inflation des coûts d'extraction milite pour cette tendance: 60 dollars apparaissent le minimum requis par les compagnies pétrolières pour se lancer dans des investissements. - Un monde confronté à un pétrole à 100 dollars? Qu'est-ce que cela va changer?
- Tout d'abord, les producteurs repenseront le rythme d'exploitation de leurs réserves. Il est impensable que, avec de tels niveaux de revenus, ceux-ci n'essaient pas de prolonger la vie de ces réserves. Parfois, pour les valoriser, il vaut mieux laisser les hydrocarbures en terre que de les extraire et de les transformer en dépôts bancaires ou placements financiers qui ne rapportent guère. Du côté des pays importateurs, ceux-ci vont renouveler leurs politiques énergétiques, cherchant des alternatives aux hydrocarbures, diversifiant leur accès aux ressources... - Un nouveau choc pétrolier se prépare?
- L'impact le plus problématique sera la réaction des pays les plus pauvres. En Europe, le litre de super peut passer de 1 à 1,50 euro sans entraîner de cataclysme. Mais, face à un baril à 100 dollars, les pays les moins développés ne pourront plus rêver de moyens de transport utilisant des carburants. Nous ne sommes plus au XIXe siècle: ces populations n'ignorent rien du reste du monde, veulent à leur tour accéder au développement économique. Or, sans transports, pas de développement possible. Si nous ne trouvons pas des solutions alternatives ou de soutien, nous risquons d'aller vers de graves crises qui finiront par toucher le reste du monde. Cette catastrophe sera encore plus importante si elle survient au moment où la facture alimentaire s'envole.
Source: www.letemps.ch
|
|
|
Golfe : 108 Une technologie de pointe pour le Moyen-Orient
|
| Posté par Karim le 9/5/2008 3:07:39 (527 lectures) |
L’économie des Émirats arabes unis monte en flèche. Pour répondre aux besoins en infrastructures énergétiques, Alstom met à disposition une expérience et un savoir-faire uniques.
2 000 mégawatts ! C’est la puissance de la future centrale électrique de Fujairah, qui fournira de l’énergie au nord des Émirats arabes unis. Pour plus de 1 milliard d’euros, Alstom s’est vu confier la responsabilité du projet, qui témoigne de son expansion dans cette région du globe. La centrale sera associée à une usine de dessalement, construite par la société Sidem en partenariat avec Alstom, qui rendra potable 591 millions de litres d’eau chaque jour. « L’ensemble constitue l’un des plus grands projets qui se réalisent actuellement dans le Moyen-Orient. Tout le nord du territoire des émirats en bénéficiera », confie Sylvain Hijazi, président d’Alstom pour la région du Golfe. La mise en service du site est prévue dès 2010. Il s’agit de la première référence de l’entreprise française dans cette partie du monde en matière de turbines à gaz GT26. Cette technologie, déjà utilisée dans de nombreuses centrales, connaît un fort succès en Europe en raison des avantages qu’elle offre : un meilleur rendement et un rapport coût/résultat optimisé, avec le respect des conditions environnementales. « Contrairement à nos concurrents, nous vendons des centrales clés en main, ce qui nous démarque nettement sur le marché », explique le président. Alstom fournit des équipements pour l’industrie énergétique, comme à l’occasion de contrats récents au Koweït et à Dubaï. Mais le fait d’être l’intégrateur de l’ensemble des technologies, associé aux garanties de qualité qu’offre la société, apporte une valeur ajoutée rare et très appréciée. « Nous assurons l’ingénierie, la fourniture des équipements, la construction et le contrôle système », détaille Sylvain Hijazi. Un autre point fort de la société concerne les relations clients. « Nous attachons un soin particulier au fait de répondre rapidement aux attentes de nos clients. Ils apprécient beaucoup notre réactivité en cas de dépannage, par exemple. C’est un des aspects qui font notre succès », assure le dirigeant. Alstom peut également mettre en avant sa bonne connaissance du marché et de ses enjeux en raison de sa longue expérience. L’entreprise est présente dans la région du Golfe depuis plus de 20 ans. « Récemment, plusieurs autres contrats d’envergure ont été conclus. Nous venons d’achever la construction d’une centrale de 1 000 mégawatts à Oman. Alstom s’est vu confier un important projet pour Emal (Emirates Aluminium). L’entreprise installera un système de traitement de fumées pour l’usine émirienne, qui produira bientôt 720 000 tonnes d’aluminium par an », rappelle Sylvain Hijazi. Il insiste par ailleurs sur le potentiel de cette région, « pour les projets relatifs à l’énergie, mais aussi dans les transports, l’autre fer de lance d’Alstom, et dans bien d’autres domaines ». La croissance démographique est très forte dans tous les pays du Golfe. Les sous-sols d’Abu Dhabi et du Koweït regorgent de pétrole. On estime les réserves des deux territoires à près de 200 milliards de barils. Un chiffre impressionnant lorsqu’on sait que la puissante Arabie Saoudite possède environ 260 milliards de baril. Abu Dhabi et le Qatar totalisent des réserves de gaz de 33 000 milliards de m3. Les stocks du leader mondial en la matière, la Russie, s’élèvent à 48 000 milliards de m3. « Cette incroyable richesse implique un développement continu pour tous ces pays dans les 10 à 15 ans à venir. D’énormes investissements auront lieu en infrastructures, pour la construction de centrales électriques et de réseaux de transports. C’est pourquoi nous souhaitons conserver notre image de partenaire de référence aux yeux du Moyen-Orient », souligne le président.
Mathieu Neu
Source: www.actu-cci.com |
|
|
Golfe : Les Etats du Golfe pourraient abandonner la parité avec le dollar
|
| Posté par Karim le 5/5/2008 0:39:48 (540 lectures) |
Le ministre des finances du Koweït a déclaré à Bloomberg - avant de se rétracter - que plusieurs états de la région envisageaient d’abandonner la parité avec le dollar qui provoque une inflation insupportable. Pour l’instant, le Koweît reste le seul état du Golfe a avoir rompu ses liens avec la devise américaine.

Par Fiona MacDonald et Matthew Brown, Bloomberg, 1er mai 2008
Les États du Golfe envisagent d’abandonner la parité avec le dollar en raison de l’inflation que le déclin de la devise américaine a provoqué dans toute la région, déclare le ministre des Finances du Koweït, Mustafa Al-Shimali.
« Oui, il y en a quelques uns » parmi les Etats membres du Conseil de Coopération du Golfe qui envisagent d’abandonner la parité avec le dollar qui a perdu 13% par rapport à l’euro au cours des 12 derniers mois, a indiqué M. Al-Shimali lors d’une entretien accordé hier, sans toutefois nommer les pays concernés. « Certains pays feront ce que nous sommes en train de faire. »
Les déclarations de M. Al-Shimali pourraient relancer les spéculations sur une transformation du système monétaire au Moyen Orient qui s’étaient calmées après que les Émirats Arabes Unis et le Qatar avaient le mois dernier exclu toute réévaluation ou décrochage de la parité avec le dollar à court terme. Mais cette question demeurera essentielle aussi longtemps que l’inflation restera aussi élevée.
« L’inflation est en hausse dans le Golfe, dans une large mesure en raison d’une politique monétaire laxiste », précise depuis Dubaï Marios Maratheftis, responsable de la recherche pour la Standard Chartered au Moyen-Orient lors d’une interview téléphonique. « Le resserrement de la politique monétaire ne peut se faire que par un abandon des parités ou un renforcement de leurs monnaies, et de préférence les deux. »
Les Émirats Arabes Unis, le Bahreïn et le Qatar ont abaissé aujourd’hui d’un quart de point leurs taux d’intérêts directeurs, une mesure similaire à celle prise la veille par la Réserve Fédérale. Cette décision était nécessaire pour maintenir la parité avec le dollar. De son côté l’Arabie Saoudite est en repos hebdomadaire tandis que le Sultanat d’Oman calque ses taux d’intérêt sur le Libor londonien.
L’inflation dans les pays du Golfe
L’inflation est proche de 10% en Arabie Saoudite et dans les Émirats Arabes Unis, tandis qu’au Qatar, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 14% au quatrième trimestre.
Le dinar koweïtien s’est apprécié de 7,9% par rapport au dollar depuis que le Koweït est devenu en mai 2007 le seul Etat arabe du Golfe à renoncer à la parité avec la devise américaine. Les contrats d’achat à terme d’un an portant sur les dirhams des Emirats, se négocient avec une surprime de 2% et ceux portant sur le Riyal saoudien se négocient avec une surprime de 1,3%, ce qui suggère que certains opérateurs parient sur le fait que ces pays procéderons comme le Koweït à une réévaluation. Le maintien de la parité avec le dollar provoque dans ces pays un renchérissement des importations facturées en euros ou dans les autres monnaies qui se sont appréciées face au dollar US.
La perspective d’un abandon de la parité « a été initiée par d’autres pays du Golfe qui se dirigent en partie vers cette voie car le dollar baisse depuis un certain temps, » note M. Al-Shimali.
Prudence
« Cette information a déjà été publiée dans la presse », a rappelé M. Al-Shimali, à l’occasion d’une réunion lors du Fourth World Economic Forum qui s’est tenu aujourd’hui au Koweït.
Reuters a annoncé aujourd’hui que M. Al-Shimali avait déclaré que ses propos sur la parité rapportés par Bloomberg faisaient référence à des informations parues dans la presse et ne reflétaient pas son opinion personnelle
Interrogé durant ce forum sur l’éventualité que les pays du Golfe mettent fin à la parité avec le dollar, M. Al-Shimali, a répondu qu’il ne commenterait pas les décisions des États du Golfe.
Les officiels des banques centrales du Qatar, d’Oman et des Emirats les banques centrales n’étaient pas joignables aujourd’hui. Les banques centrales du Bahreïn et de l’Arabie Saoudite étaient fermées pour cause de repos hebdomadaire.
Les spéculations au sujet d’une éventuelle réévaluation avaient atteint des sommets en novembre dernier après que le Gouverneur de la Banque centrale des Emirats Arabes Unis, Sultan Bin Nasser Al-Suwaidi, ait déclaré qu’il envisageait de renoncer à la parité du dirham par rapport au dollar, et qu’un responsable de la Banque Centrale saoudienne ait indiqué que les États du Golfe pourraient réévaluer leur monnaie.
Tous les États membres, à l’exception d’Oman, envisagent de créer une monnaie commune du Golfe d’ici à 2010. Le groupe de gouverneurs des banques centrales se réunira en juin pour tenter de ramener ce projet sur le calendrier prévu.
« Les raisons en faveur d’une réforme monétaire sont pressantes, » estime Simon Williams, chef économiste pour le Moyen Orient à HSBC. « Les pressions inflationnistes auxquelles le Golfe est confronté demandent non seulement une monnaie plus forte, mais elles requièrent aussi une politique monétaire indépendante. Ce problème ne va pas disparaître, mais je ne pense pas que cette évolution soit proche. »
Publication originale Bloomberg, traduction Contre Info
Illustration : Dinars Koweîtis |
|
|
Golfe : Les meilleurs réformateurs du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord
|
| Posté par Karim le 21/4/2008 0:36:55 (604 lectures) |
L’Arabie saoudite, deuxième réformateur de la région, a supprimé le capital minimum obligatoire à verser qui était 1 057% du revenu par habitant et a réduit le nombre de jours nécessaires pour créer une entreprise de 39 à 15 jours. Ils ont mis en place un registre commercial du crédit, qui fournira des informations sur la solvabilité des sociétés. Ils ont également accéléré le commerce, en diminuant le nombre de documents à fournir pour les importations et en réduisant de 2 jours les délais de manutention dans les ports et les terminaux, à l’importation comme à l’exportation.
Les Emirats Arabes Unis dans le fameux Top 30. Avec la 24ème place, la part des Emirats dans le commerce international a augmenté de 41 milliards de dollars en atteignant le seuil de 375 milliards de dollars en 2007.Malgré la hausse des prix du pétrole, les Emirats Arabes Unis occupent la 24ème place des plus gros exportateurs mondiaux. Ce classement affirme néanmoins une de baisse de deux places (22ème place l’année précédente). En effet, sa part d’exportation est réduite d’une façon marginale (1.2 à 1.1 pour cent).
La Tunisie a informatisé les dossiers du registre foncier, réduisant ainsi le délai d’enregistrement des propriétés de 57 à 49 jours. La Tunisie a par ailleurs diminué l’impôt sur le revenu des sociétés de 35% à 30%. Enfin, ils ont aboli le seuil minimum pour inclure les crédits dans le registre public sur le crédit, élargissant ainsi sa couverture à tous les prêts.
Autres réformes importantes dans la région
Djibouti a facilité l’enregistrement de propriété. Il a également accéléré le commerce transfrontalier en introduisant un système de manifestes de cargaison en ligne, accélérant ainsi le dédouanement. Il a aussi rendu possible la prestation de services portuaires par le secteur privé.
La Jordanie a amélioré les services offerts dans le guichet unique pour la création d’entreprises, en regroupant l’immatriculation des sociétés, l’enregistrement fiscal et l’immatriculation à la chambre de commerce. Cela a réduit le nombre de procédures pour créer une entreprise de 11 à 10, et les délais de 18 à 14 jours.
Le Koweït a mis en place un système automatisé dans toutes les agences gouvernementales chargées de délivrer des agréments techniques pour les nouveaux raccordements aux services publics. Il a par ailleurs élargi le type d’informations collectées par le registre privé d’information sur le crédit.
Le Maroc a créé un guichet unique pour les permis de construire, réduisant ainsi de 10 jours les délais d’attente pour les entreprises de la construction. Ils ont également accéléré les procédures de dédouanement en mettant en place un nouveau système d’inspection basé sur les risques.
La Cisjordanie et Gaza ont baissé les taxes et impôts et élargi la gamme des services offerts par le registre public d’information sur le crédit.
Des classements plus élevés en matière de facilité de faire des affaires sont associés à une plus grande proportion de femmes entrepreneurs et employées. “Plus de réformes de la réglementation bénéficient particulièrement les femmes” déclare Dahlia Khalifa, porte-parole de Doing Business. “Les femmes sont souvent confrontées à des réglementations qui peuvent avoir pour vocation de les protéger mais qui dans la pratique les poussent vers le secteur informel, où elles ont peu de sécurité de l’emploi et peu de prestations sociales.” Aux Emirats arabes unis et au Yémen, les femmes n’ont pas le droit de travailler la nuit. Il en est désormais de même pour les femmes au Koweït, suite à une nouvelle loi passée en juin 2007.
Doing Business 2008 classe 178 économies en matière de facilité de faire des affaires. Singapour est en tête du classement pour la deuxième année consécutive. Les 25 autres premiers pays du classement sont, dans l’ordre, la Nouvelle Zélande, les Etats-Unis, Hong Kong (Chine), le Danemark, le Royaume-Uni, le Canada, l’Irlande, l’Australie, l’Islande, la Norvège, le Japon, la Finlande, la Suède, la Thaïlande, la Suisse, l’Estonie, la Géorgie, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Lettonie, l’Arabie saoudite, la Malaisie et l’Autriche. Les pays qui occupent le haut du tableau au Moyen-Orient et en Afrique du Nord sont l’Arabie saoudite (23), l’Israël (29), le Koweït (40) et Oman (49).
Le classement repose sur 10 indicateurs de la réglementation des affaires qui mesurent les temps et coûts nécessaires pour satisfaire aux exigences officielles en matière de création et de gestion d’entreprise, de commerce transfrontalier, de fiscalité et de fermeture d’entreprise. Il ne prend pas en considération des domaines comme la politique macroéconomique, la qualité des infrastructures, la volatilité des devises, la perception des investisseurs ou le taux de criminalité. Depuis 2003, Doing Business a inspiré ou servi de base à plus de 113 réformes dans le monde.
Sources : APA, Banque mondiale Lien : http://www.doingbusiness.org/ |
|
|
Golfe : Cinq monarchies pétrolières lancent leur monnaie unique en 2010
|
| Posté par Karim le 15/4/2008 0:27:11 (490 lectures) |
Après plusieurs années d'hésitation, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis (Dubaï, Abou Dabi, Ajman, Charjah, Ras el Khaïmah, Fujaïrah, et Oumm al Qaïwaïn), le Koweït, le Qatar et Bahrein paraissent décidés à lancer leur monnaie unique. Au moins sous une forme scripturale (comme l'euro à partir de 1999), la nouvelle devise devrait voir le jour en 2010.
L'an dernier ce projet semblait définitivement voué à l'échec. «La création de l'union monétaire arabe est prématurée. Limiter le déficit public à 3% du budget de l'Etat réduit notre liberté de prise de décision», annonçait le ministre de l'économie du Sultanat d'Oman, Ahmed Mekki, le 8 janvier 2007.
En dépit de ce forfait douloureux, les chefs des cinq autres banques centrales concernées viennent d'approuver le projet. Selon différentes sources, la future monnaie s'appellera probablement le karam (générosité) ou khalidji dinar (denier du Golfe). Des difficultés financières et juridiques risquent toutefois de retarder son entrée en vigueur jusqu'en 2015. Des établissements financiers estiment que ce report permettrait de réintégrer Oman dans le projet.
Quel impact sur le prix de l'essence doit-on dès lors craindre, si, un jour, environ un cinquième des ventes d'or noir n'est plus libellé en dollars mais dans une monnaie forte? «Nous devons certes nous attendre à une sensible hausse des coûts du trading et ensuite des tarifs à la pompe», prévient un spécialiste du négoce basé à Lausanne. Une monnaie flottante
Patricia Marie, porte-parole du groupe Total à Paris, ne croit pas à un tel effet domino: «Dans les stations-service, les prix sont avant tout influencés par l'évolution de la demande de brut dans le monde et les différents régimes de taxation dans chaque pays.»
Les monarchies pétrolières n'élaborent d'ailleurs pas un projet de monnaie unique dans l'intention d'améliorer leurs recettes. Elles veulent avant tout lutter contre l'inflation générée par l'effondrement du dollar. Les devises de cinq des six états membres du Conseil de coopération du Golfe sont en effet ancrées sur le dollar (le Koweït s'est libéré du taux fixe en mai dernier).
Le système du peg (taux fixe par rapport à une devise) devrait toutefois être maintenu. «Des voix s'élèvent déjà pour défendre l'indexation de la future monnaie à un panier de devises convertibles, indique le directeur d'ACM (Advanced Currency Markets, leader mondial du courtage en ligne de devises et métaux précieux) à Dubaï, Iskandar Al Najjar. Et, à long terme, la monnaie commune du Golfe deviendra une devise flottante à laquelle d'autres pays indexeront la leur.»
Les pétrodollars sont-ils en sursis?
Source: www.tdg.ch |
|
|
Golfe : 2010, l'année de la monnaie unique
|
| Posté par Karim le 9/4/2008 0:43:21 (1561 lectures) |
Les banques centrales des Etats membres du CCG maintiennent l’année 2010 comme horizon pour une monnaie unique.
Les banques centrales des monarchies du Golfe ont décidé, dimanche, de conserver 2010 comme objectif pour l’entrée en vigueur de leur monnaie unique, ont annoncé dimanche des responsables en marge d’une réunion à Doha. «Nous nous tenons à la décision prise lors du sommet (en décembre du Conseil de coopération du Golfe, CCG) de prendre 2010 comme objectif pour la réalisation de l’union monétaire», a déclaré aux journalistes le gouverneur de la banque centrale du Qatar, cheikh Abdallah Ben Saoud al-Thani. Il s’exprimait après une réunion des gouverneurs des banques centrales des Etats membres du CCG (Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Qatar et Oman). «Nous nous efforçons de lever les obstacles. Nous tendons tous vers un même objectif, qui est la date de 2010», a précisé cheikh Abdallah. Les dirigeants du CCG se sont réengagés en faveur de 2010 lors de leur sommet de décembre 2007, bien que cet objectif ait été remis en question par la décision d’Oman de se retirer du projet, et celle du Koweït de lier sa monnaie à un panier de devises plutôt qu’au seul dollar, dans le but de combattre l’inflation. Les pays du CCG, qui connaissent tous une forte inflation, n’ont pas arrêté tous les critères d’adhésion à la monnaie unique. S’ils se sont mis d’accord sur les objectifs en matière de dette publique et de déficit budgétaire, ils n’ont pas arrêté d’objectif relatif à l’inflation. La réunion de dimanche est intervenue dans un contexte de discussions sur l’opportunité d’abandonner l’indexation au dollar ou de réévaluer les devises du Golfe. Mais le secrétaire général du CCG, Abdelrahmane al-Attiyah, a affirmé que les gouverneurs des banques centrales n’avaient pas discuté de la réévaluation des monnaies indexées sur le dollar. La plupart des pays du Golfe ont été contraints de réduire leurs taux d’intérêts dans la foulée des baisses décidées par la Réserve fédérale américaine pour lutter contre la spéculation sur leurs devises, bien que des hausses de taux soient jugées nécessaires pour juguler l’inflation.
Source : AFP |
|
|
Golfe : Festival du film du Golfe : 146 films seront présentés à la 1ère édition
|
| Posté par Karim le 7/4/2008 1:49:03 (392 lectures) |
Un total de 146 films seront présentés à la première édition du Festival du film du Golfe, prévue du 13 au 18 avril à Dubaï, le centre commercial et financier des Emirats arabes unis, a rapporté samedi le journal Gulf News.
Environ 90% des films seront projetés pour la première fois devant le grand public.
Le festival doit décerner trois grands prix (long-métrage, court-métrage et documentaire) dans la catégorie de la compétition officielle, et deux grands prix (court-métrage et documentaire) dans la catégorie de la compétition estudiantine.
La compétition officielle sera ouverte aux films présentés par les pays du Golfe, notamment les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Koweït, le Bahreïn, Oman, le Qatar, l'Irak et le Yémen, et à ceux produits par les réalisateurs issus de cette région.
La compétition estudiantine sera réservée aux films réalisés par les étudiants issus du Golfe au cours de leurs études académiques.
Par ailleurs, il y aura également un prix spécial du jury pour chacune de ces deux catégories, et une compétition de scénarios de court-métrage émiratis.
Organisé par l'Autorité de la culture et des arts de Dubaï, le festival vise à promouvoir le secteur cinématographique dans la sous-région et à créer des opportunités aux cinéastes de la région de projeter leurs oeuvres et de développer de futurs projets.
Source: Xinhua |
|
|
|